Pétrarque,
Cinquante sonnets et cinq odes de Pétrarque
(1887)
“ Ce que j'aimais dans Laure, c'est sa grande vertu, qui n'est pas morte avec elle, car mon amour n'eut pas pour objet ce qu'elle avait de mortel, mais son âme surhumaine, mais sa perfection, et elle reste pour moi un exemple de la vie dont vivent les bienheureux dans le Ciel. Cet amour n'eut, en effet, rien de terrestre, de bas, ni de coupable, que son excès. J'ajoute que le peu que je suis, je le dois à cette femme, et que si j'ai acquis quelque renom, quelque gloire, ce n'est que parce que la faible semence de vertu que la nature m'a départie a été fécondée par elle. ”
