Charlemagne Wilhorgne, Grains de sable, chansons, romances… (1847)
“ Peut-il jouir des accords d'une lyre , L'infortuné qui déteste le jour? Pourra-t-il même échanger un sourire Contre un regard où se peindrait l'amour ? De quel plaisir sentira-t-il les charmes, Si dans la foule il demeure isolé ? Sa destinée est de verser des larmes. Seul ! toujours seul !... Dieu guide l'exilé ! Si, par hasard, il voit une chaumière : « Là, se dit-il, près d'un ardent foyer, « Peut-être un fils, dans les bras de sa mère, « Goûte un bonheur qu'on ne peut oublier. « Puisse bientôt ce bonheur, que j'envie, « Rendre le calme à mon coeur désolé ! » ”
