Résumé

Édouard Imbeaux En relisant Lucrèce : poèmes physiques et physio-psychologiques (1928)

O chef-d'oeuvre si plein de grâce et de bonté,
Que tu survis là-haut dans l'immortalité.
Non, tu n'as pu périr, ô Mère, tout entière :
Si la Terre a gardé le corps et la matière,
Le Ciel a repris l'âme, et par delà l'azur Tu m'attends radieuse en quelque astre plus pur, Au sein de la lumière et dans une auréole...
Va, je vais t'y rejoindre, et cela me console...
Viens donc, viens donc plus vite, ô jour trois fois béni ! 100. Que le fils à la mère à nouveau soit uni,
Et que mon coeur retrouve en son coeur adorable D'un amour surhumain la joie inaltérable !...
Source : Gallica

Édouard Imbeaux En relisant Lucrèce : poèmes physiques et physio-psychologiques (1928)

II. — LA MÈRE DE L'ESPRIT ET DU COEUR
C'est ta mère, après Dieu, qui t'a fait ton génie. (SULLY-PRUDHOMME : Sonnet à Van Dyck.)
L'enfant paraît : le corps grandit, l'esprit s'éveille . La jeune âme de tout s'étonne et s'émerveille. Il faut patiemment de chaque objet nouveau,
Pour que le souvenir s'en imprime au cerveau, Que la mère lui montre et la forme et l'usage, Qu'elle en dise cent fois le nom dans son langage, Et qu'elle arrive enfin après quatre ou cinq ans A lui faire saisir le sens des mots fréquents.
Source : Gallica

Édouard Imbeaux En relisant Lucrèce : poèmes physiques et physio-psychologiques (1928)

Viens-tu sur notre terre apporter l'étincelle ? Du grand Amour divin n'es-tu qu'une parcelle, L'Esprit de Dieu lui-même épars dans l'univers, Qui, soufflant sur les eaux et soufflant dans les airs, Anime les rochers, met des flammes aux marbres, Fait fleurir au printemps les roses et les arbres, Et dans un coeur de vierge allumant le désir Y combat la pudeur à l'appel du plaisir ?
Es-tu l'attraction qu'on dit universelle, Et maintiens-tu chaque astre en sa course éternelle ? Es-tu l'éclat qui brille à l'étoile du soir ?
Source : Gallica

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