“ J’invoque Mnémosyne, épouse du puissant Jupiter qui a enfanté les Muses au doux langage, et qui guérit de ses erreurs un cerveau dérangé. Amie de la raison, elle inspire les âmes de tout ce qui respire ; elle augmente la force des hommes ; vigilante et sans jamais se reposer, elle donne une mémoire fidèle à ceux qui aiment à cultiver les arts ; elle réveille la pensée de ceux qui la respectent. Accorde donc à tes prêtres un esprit qui se souvienne toujours, éloigne d’eux l’oubli fatigant. ”
Mnémosyne
Définition et enjeux
Citations sur “Mnémosyne”
Eugène Nageotte, Histoire de la littérature grecque depuis ses origines jusqu'au VIe siècle de notre ère… (1889)
“ Délaissées de la poésie, les grandes actions sont enveloppées d'épaisses ténèbres, et pour -que les exploits se reflètent comme en un miroir, je ne sais qu'un moyen, c'est que le vainqueur reçoive de Mnémosyne un diadème parfumé de nobles chants pour salaire de ses fatigues. ”
Hésiode,
Hésiode, Hymnes orphiques, Théocrite…
“ J’invoque la Reine Mnèmosynè, épouse de Zeus, qui enfanta les Muses sacrées, pieuses et aux voix harmonieuses, Mnèmosynè qui guérit les esprits égarés, qui inspire tous les hommes, qui hante toutes les âmes, Déesse puissante, qui affermit la raison des mortels, très-douce, vigilante, qui fait qu’on se souvient de toutes choses, qui excite la pensée des mortels et leur donne la volonté d’agir. ”
“ Et il chanta Mnemosynè par-dessus toutes les Déesses, la mère des Muses, car elle était échue au fils de Maia. Et l’illustre fils de Zeus chanta ensuite les autres Dieux immortels, chacun selon son rang, et comment ils étaient nés ; le tout admirablement, et faisant résonner la kithare sous ses mains. Et un immense désir s’éleva dans l’âme d’Apollôn, et il dit à Hermès ces paroles ailées : — Tueur de vaches, rusé travailleur, compagnon des repas, tu possèdes là quelque chose qui vaut cinquante bœufs. Je pense que nous sortirons tranquillement de querelle. ”
Henri Lamirault, La Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences…
“ C’est toi, c’est toi toujours qu’aimait, lui aussi, le fils d’Atarne ; et c’est pour ta beauté qu’il a privé ses yeux de la lumière du soleil. C’est pourquoi il est chanté pour ses belles actions ; et les Muses grandiront son nom et le feront immortel, les Muses, filles de Mnémosyne, qui honorent la majesté de Jupiter hospitalier et la gloire d’une amitié fidèle. ”
Victor Bérard, De l'origine des cultes arcadiens… (1894)
“ En Béotie, c'est auprès de l'hiéron des Muses que coule l'Hippocréne ; mais ici encore la légende arcadienne nous expliquera comment, sous une apparente diversité, la déesse qui guérit Oreste et les filles de Mnémosyne appartiennent à la même mythologie sémitique. ”
A. Bossert, Revue des Deux Mondes
“ Il faut que je donne un aperçu de la civilisation grecque, telle qu’elle se présente dans Homère, et telle qu’elle est attestée par de très anciens monumens. Il s’agit donc de dégager le contenu historique de l’Iliade et de l’Odyssée. Mais où trouver ici un terrain solide ? On peut bien se dire d’une manière générale qu’un monde aussi achevé, aussi cohérent, aussi concret que celui d’Homère n’est ni une pure tradition légendaire ni une fiction gratuite. La muse d’Homère est enfant de Mnémosyne. Le sentiment qui traverse toute la poésie d’Homère, c’est que les temps antiques sont révolus. ”
Lucien Leclair, Nouveau cours de dictées, divisé en quatre parties… (1872)
“ Quand les filles de Mnémosyne (7) daignent se faire savantes, elles composent des poëmes didactiques (8) , et l'on a les Travaux et les Jours, les Géorgiques, l'Art poétique, la Religion, les Saisons, l'Imagination (9) . Quand la poésie se fâche, elle nous envoie les satiriques : Horace, Perse, Juvénal, Boileau. Quand elle prend en main la houlette et qu'elle se fait bergère, elle module des églogues, des idylles ”
Notice des dessins placés dans les galeries du Musée royal… (1841)
“ LAFOSSE (Charles) , peintre, né à Paris en 1640, mort dans la même ville en 1716. Elève de Charles le Brun, il voyagea en Italie , étudia à Venise les ouvrages du Titien et de Paul Vé- ronèse. Il fit plusieurs tableaux pour les églisesde Pa- ris , et peignit la coupole des Invalides. 1072. Éducation de l'Amour, projet de plafond. L'assemblée des Muses dans l'Olympe, présidée par Mnémosyne; à gauche Mercure montre à lire à l'Amour; et à droite, Pallas avec les clés du temple de l'Immortalité : les rayons lumineux qui jaillissent de son bouclier renversent l'Ignorance et découvrent la Vérité. ”
Collectif, Recherches asiatiques
“ Il commence par la conversation entre Menou et Vichnou pisciforme, suivie de l’histoire de l’œuf du monde, et de la création par Brâhmah. 3. Les dieux et les démons sont appelés à l’existence : alors se trouve la naissance des vents, suivie du récit des cérémonies qu’on pratique à la fête du dieu de l’amour, et à celle de l’installation des dieux tutélaires dans leurs fonctions. 4. Un Menou est nommé pour gouverner le monde pendant l’intervalle de temps qui s’appelle Menouantara, La naissance du Menou fils du Soleil ; les amours de la planète Mercure. ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Mais c'est probablement d'après Homere que les Grecs auront donné le nom de Memnon à la statue colossale d'Aménophis en Egypte. Il est indubitable, d'après le témoignage de tous les anciens auteurs, qu'à l'époque de la guerre de Troie il existoit un héros célèbre sous le nom de Memnon, qui avoit reculé les bornes de son empire vers l'orient, avoit fondé la forteresse de Suse, et qui, étant venu secourir les Troyens, avoit péri sous leurs propres murailles par les mains d'Achille. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Et le blond Ménélaos, lui répondant, parla ainsi : — Ô Dieux ! certes, le fils d'un homme que j'aime est entré dans ma demeure, d'un héros qui, pour ma cause, a subi tant de combats. J'avais résolu de l'honorer entre tous les Akhaiens, si l'olympien Zeus qui tonne au loin nous eût donné de revenir sur la mer et sur nos nefs rapides. Et je lui aurais élevé une ville dans Argos, et je lui aurais bâti une demeure ; et il aurait transporté d'Ithakè ses richesses et sa famille et tout son peuple dans une des villes où je commande et qui aurait été quittée par ceux qui l'habitent. ”
Émile Daullia, Souvenirs d'Égypte (1908)
“ Le moment est venu où, fatigués, nous crions merci ! Pour faire diversion, nous tapons sur nos ânes, et dans un élan vertigineux nous faisons voltiger la poussière au nez de l'infortuné ânier qui, haletant, galope à nos côtés. Parvenus dans la plaine, nous découvrons bientôt les monstrueux Colosses de Memnon, énormes statues de grès, d'un brun jaunâtre, déjà célèbres du temps de l'antiquité. Elles représentent Aménophis III (dit Memnon) , assis sur un trône de forme cubique, et constituent les seuls restes d'un temple disparu. ”
Léon de La Brière , Champollion inconnu
“ Quant à Sésostris que j’y retrouvai aussi, le pauvre garçon était si malade et tellement brisé du voyage, qu’il avait double raison pour ne s’occuper que de lui. Grâce à ces bons camarades, je ne suis point mort d’ennui, car Thoutmosis me contait les vieilles histoires de son temps, et Amenophis, qui sous le nom de Memnon s’est fait jadis une très belle réputation comme musicien, me chantait de temps en temps un de ces jolis airs, qui dans la plaine de Thèbes faisaient autrefois courir en foule à ses pieds les Grecs et les Romains. ”
“ Et, après Diomèdès, le Nèlèiôn Antilokhos arriva, poussant ses chevaux et devançant Ménélaos par ruse et non par la rapidité de sa course. Et Ménélaos le poursuivait de près. Autant est près de la roue un cheval qui traîne son maître, sur un char, dans la plaine, tandis que les derniers crins de sa queue touchent les jantes, et qu’il court à travers l’espace ; autant Ménélaos suivait de près le brave Antilokhos. Bien que resté en arrière à un jet de disque, il l’avait atteint aussitôt, car Aithè aux beaux crins, la jument d’Agamemnôn, avait redoublé d’ardeur ”
A . Titeux T. Devilly Eugène Bareste Homer, L’Odyssée/Traduction Bareste
“ Maintenant je veux m'informer des autres héros et interroger Nestor, lui qui l'emporte sur tous par sa justice et par sa prudence ; lui qui, dit-on, a régné sur trois âges d'homme [13] , et qui par son aspect me paraît être un dieu. Ô Nestor, fils de Nélée, dites-moi la vérité ; dites-moi comment a succombé le fils d'Atrée, Agamemnon, qui domine au loin les peuples [14] ? Dites-moi où Ménélas était alors, et comment cette mort a été tramée par le perfide Égisthe ? car il a fait périr un guerrier supérieur à lui. Ménélas n'était donc point dans Argos ? ”
Jean-Pierre Simon Boubée, Ménévie, héroïde maç @ du 38e siècle… (1848)
“ Celles qui de leur dieu , d'un pas religieux, Venaient de promener l'étendard glorieux , Se faisait remarquer la jeune Ménévie. Quinze printemps à peine ont embelli sa vie, Et sur les bords du Nil, c'est l'âge fortuné, Où son front, par l'hymen, doit être couronné. Des plus hautes faveurs Ménévie était digne , Et la Grande Maîtresse à l'instant la désigne, Pour qu'elle soit soumise aux épreuves du jour. ”
Homère,
Odyssée
(VIIIe siècle av. J.-C.)
“ Il dit, et Ménélas, au cri de guerre habile, Prit sa main en riant et lui darda ces mots : « Noble est ton sang, mon fils, j’en juge à tes propos. Eh bien, je changerai mes cadeaux, c’est facile. Tu recevras de moi le plus beau des trésors Que recèle en ses murs mon palais grandiose : Un cratère artistique ; il est tout d’argyrose, Et l’or pur savamment en couronne les bords. C’est l’œuvre d’Héphestès ; je le tins de Phédime, Roi des Sidoniens, quand m’accueillit son toit, À mon retour en Grèce : il te revient de droit. » Telle se prolongeait leur causerie intime. ”
Valdemar Schmidt, Glyptothèque Ny-Carlsberg. Choix de monuments égyptiens… (1910)
“ Les monuments consacrés au culte de Mnévis sont rares. Les deux stèles de la Glyptothèque proviennent d'une fouille exécutée par Paul Philip, le marchand du Caire bien connu. Figure 37 : E 112 (Inv. N° 340) . Stèle. Le fils royal de Ramsès, Mentu-her-khopesh-f, adore le dieu Mnévis, représenté avec une tête de taureau sur un corps d'homme. L'inscription donne au dieu le nom de « Meru, vicaire de Ra ». Figure 35 : E n3 (Inv. N° 34i) . Stèle. Le blanchisseur du temple de Ra, Apia, est à genoux, en adoration; devant lui un court hymne à « Mnévis, vicaire de Ra, dieu grand, roi d'Héliopolis 2» . ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Séguier
“ Les flots grossis, ce roc arrête leurs assauts. Là sombrèrent les nefs ! la troupe délivrée À grand’peine, l’écueil en rompit la plupart. Sur l’Égypte pourtant l’onde et le vent plus tard En charrièrent cinq à la proue azurée. Tandis que Ménélas, amassant or et biens, Montrait chez l’étranger sa voile infatigable, Égisthe consommait cette fin lamentable D’Agamemnon : il tint le peuple en ses liens, Et gouverna sept ans l’opulente Mycènes. ”
Philostrate de Lemnos, Une galerie antique de soixante-quatre tableaux
“ Et l’on ne dirait point que Memnon fut noir, car sa figure, quoique d’un noir intense, laisse deviner je ne sais quelle fleur de jeunesse. Des déesses se montrent dans les airs ; l’Aurore, se lamentant sur la perte de son fils, voile l’éclat du Soleil et prie la nuit de répandre, avant le temps, ses ombres sur l’armée afin qu’il lui soit possible, Jupiter consentant au larcin, de dérober le cadavre de son fils. Et regarde, le corps a été enlevé ; on aperçoit Memnon sur les confins du tableau. Où donc ? en quel lieu de la terre ? Le tombeau de Memnon n’est nulle part ”
Homère,
L'Illiade d'Homère. Tome 1
(1828-1833)
“ Ces mots ont fléchi le cœur de Ménélas. Il allait remettre Adraste aux mains d'un de ses compagnons pour le conduire vers ses vaisseaux; mais Agamemnon accourt, et, menaçant, il s'écrie: « Homme faible, 6 Ménélas ! pourquoi prendre tant d'intérêt à nos ennemis? Certes, tu reçus dans ta maison de si grands bienfaits des Troyens! Ah! plutôt, que nul d'entre eux n'évite une mort cruelle ; que l'enfant même sur le sein de sa mère n'échappe point à nos coups ; qu'ils périssent tous hors d'Ilion, sans sépulture et sans honneur ! » ”
A . Titeux T. Devilly Eugène Bareste Homer, L’Odyssée/Traduction Bareste
“ Le blond Ménélas, présentant la main droite à ses hôtes, leur parle en ces termes : « Prenez quelque nourriture et réjouissez-vous. Quand vous aurez terminé ce repas, nous vous demanderons qui vous êtes ; car la race de vos ancêtres ne peut avoir péri dans l'oubli. Sans doute vous êtes issus de rois portant le sceptre, et chéris de Jupiter. Certes, des hommes inconnus n'ont pu engendrer des héros tels que vous. » ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Comme on montroit à Abyde le palais de Memnon, nommé Memnonium par les Grecs, il est probable qu'Aménophis y recevoit les honneurs di vins. Seroit-il donc si déraisonnable de penser que le chant des sept voyelles se rapportoit à Memnon et lui étoit particulièrement consacré? Pendant longtemps les Grecs n'ont eu que les cinq voyelles, qu'ils transmirent aux habitants de l'Italie (3) ; ils n'adopterent que très tard l'n et l'o, qui leur vinrent des Egyptiens. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Savons-nous, divin Ménélaos, qui sont ces hommes qui se glorifient d'être entrés dans notre demeure ? Mentirai-je ou dirai-je la vérité ? Mon esprit me l'ordonne. Je ne pense pas avoir jamais vu rien de plus ressemblant, soit un homme, soit une femme ; et l'admiration me saisit tandis que je regarde ce jeune homme, tant il est semblable au fils du magnanime Odysseus, à Tèlémakhos qu'il laissa tout enfant dans sa demeure, quand pour moi, chienne, les Akhaiens vinrent à Troiè, portant la guerre audacieuse. ”
“ Quelle est la raison de cet usage chez les Grecs ? Ménélas. La crainte que les flots ne repoussent sur le rivage l’offrande expiatoire. Théoclymène. Une galère phénicienne des plus légères sera à votre disposition. Ménélas. Ta générosité sera agréable à Ménélas. Théoclymène. Ne peux-tu, sans Hélène, lui rendre ces derniers devoirs ? Ménélas. C’est l’office d’une mère, d’une épouse ou d’un fils. Théoclymène. Ainsi c’est elle que regarde le soin d’ensevelir son époux. Ménélas. On ne peut sans impiété violer les lois envers les morts. ”
Homère,
Odyssée
(VIIIe siècle av. J.-C.)
“ Atride Ménélas, fils de Zeus, roi vanté, Je viens me renseigner près de toi sur mon père. Ma demeure est à sac, terrains et revenus. Un groupe de méchants y règne avec colère, Tuant mes agneaux gras, mes bœufs lents et cornus. Ce sont les Prétendants, fameux par leurs traîtrises. À tes pieds c’est pourquoi je tombe sans retard, Pour que de son trépas longuement tu m’instruises, Si tu le vis toi-même, ou si t’en a fait part Quelque homme errant : maudit l’allaita sa nourrice. ”
Stéphane Mallarmé,
Les Dieux antiques
“ Un autre héros troyen qui ressemble de près à Sarpédon, c’est Memnon (fig. 222) : comme lui, ce fils d’Éos (le matin) dont la jalousie cause la mort de la belle Procris vient d’Éthiopie, la terre étincelante. Comme lui, il est voué à une mort précoce ; et quand la lance d’Achille le perce, les larmes d’Éos tombent du ciel en rosée matinale. Éos enfin va devant Zeus, et le supplie d’évoquer Memnon de l’Hadès ; Zeus exauce sa demande : en conséquence, Memnon s’élève avec Éos dans l’Olympe, comme le soleil du pays obscur de la nuit, au matin. ”
Homère,
L’Odyssée/Traduction Leconte de Lisle
“ Je l'ai vu versant des larmes abondantes dans l'île et dans les demeures de la nymphe Kalypsô qui le retient de force ; et il ne peut regagner la terre de la patrie. Il n'a plus en effet de nefs armées d'avirons ni de compagnons qui puissent le reconduire sur le large dos de la mer. Pour toi, ô divin Ménélaos, ta destinée n'est point de subir la Moire et la mort dans Argos nourrice de chevaux ; mais les Dieux t'enverront dans la prairie Élysienne, aux bornes de la terre, là où est le blond Rhadamanthos. Là, il est très-facile aux hommes de vivre. ”
Frederik Ludvig Norden, Voyage d'Égypte et de Nubie. Tome 2 (1795-1798)
“ Enfin nous croyons qu'il ne doit plus même rester de doute que notre héros ne soit originaire de Thebes. Il ne sera pas tout-à-fait aussi aisé de fixer l'époque de sa naissance et son origine, c'est un des points de chronologie les plus incertains. En fixant la mort du Memnon des Grecs à la guerre de Troie, nous du Memnon des Grecs à la guerre de Troie, nous n'en sommes pas plus avancés pour connoître l'époque de la vie et de la mort du Memnon égyptien (Aménophis) , que l'on a souvent confondu avec l'autre. ”
Giovanni Battista Belzoni,
Voyages en Égypte et en Nubie
“ Ne pourrait-on pas croire que le temple en question a été le vrai temple de Memnon, au lieu de celui qu’on désigne communément sous le nom de Memnonium ? Ce nom n’avait été donné aux ruines que parce qu’on supposait que la grande statue colossale, couchée à terre dans l’enceinte des ruines, était celle de Memnon ; mais on convient actuellement que la véritable statue de Memnon est celle qu’on trouve au nord des deux colosses, dans la plaine entre Medinet-Abou et le prétendu Memnonium ”
