Charles-Édouard Guillaume

Résumé

Charles-Édouard Guillaume Le premier quart de siècle de la tour Eiffel… (1914)

La foudre frappant la Tour offre à nos yeux un spectacle de splendeur grandiose. Il semble que, du haut des nues, l'éclair ait cherché sa route, pour fondre ensuite, en une chute brusque, sur son sommet, qu'elle atteint à coup sûr. Attirant sur elle les éclairs, la Tour protège de leur action destructrice tous les monuments qu'elle domine; aucun parafoudre construit de main d'homme ne possède une plus complète efficacité.
Source : Gallica

Charles-Édouard Guillaume Le premier quart de siècle de la tour Eiffel… (1914)

Les premières donnent seulement le régime des vents au sommet de la Tour; elles sont captées par les centres d'aviation, auxquels elles font connaître l'état de l'atmosphère : vent régulier ou bourrasque ; et, pour toute la moitié nord de la France, elles fixent le degré de danger qu'il peut y avoir à s'élever dans l'air, à y rencontrer de ces terribles remous contre lesquels le plus habile aviateur est désarmé. La Tour, ici, est doublement active : observatoire et station d'émission; elle a sauvé déjà bien certainement des vies précieuses
Source : Gallica

Charles-Édouard Guillaume Le premier quart de siècle de la tour Eiffel… (1914)

Il y eut la célèbre protestation des trois cents maîtres contre la Tour de 300 mètres. Par avance, ils la déclaraient abominable. Mais, pouvait-on leur dire : Quelle est donc la formule de l'immuable beauté ? Si elle était unique et aisément définissable, auriez-vous laissé souffrir de la faim Millet? — lui dont les moindres œuvres valent aujourd'hui des fortunes.
Certes, les carrosses royaux sont de jolis objets; mais les puissantes locomotives ont aussi leur beauté, la beauté sévère de tout organisme parfaitement adapté à son but.
Source : Gallica

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