Résumé

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot L'oiseau blanc: conte bleu

Un prince élevé sous les yeux de Vérité! Émir, êtes-vous bien sûr de ce que vous dites là? Cela n'est pas assez absurde pour faire rire, et cela l'est trop pour être cru.
LE SECOND ÉMIR.
L'oiseau blanc vola comme un petit fou sur l'épaule de la fée, qui d'abord ne le remarqua pas; mais ses battements d'ailes furent si rapides, ses caresses si vives et ses cris si redoublés, qu'elle sortit de sa méditation et reconnut son élève; car rien n'est si pénétrant que la fée.
Source : Gutenberg

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot L'oiseau blanc: conte bleu

Je n'ai point de goût pour Polychresta, disait-il en lui-même; mais j'en suis fortement aimé: il n'y a point de femme au monde que j'estime autant qu'elle, sans en excepter Lively. Voilà donc l'objet dont je suis désespéré de devenir l'époux! La fée a raison; oui, elle a raison: il faut que je sois fou! Les femmes de son mérite sont-elles donc si communes pour s'affliger d'en posséder une? D'ailleurs elle a des charmes qui seront même durables: à soixante ans elle aura de la bonne mine.
Source : Gutenberg

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot L'oiseau blanc: conte bleu

Il s'abattit sur le turban du monarque, ce que l'on prit à bon augure, et ce fut bien fait; car quoique ce sultan n'eût point de gendre, il ne tarda pas à devenir grand'père. La princesse Lively, c'est ainsi que s'appelait la fille du grand Kinkinka, nom qu'on traduirait à peu près dans notre langue par gentillesse ou vivacité, s'écria qu'elle n'avait jamais rien vu de si beau. Et lui se disait en lui-même: «Quel teint! quels yeux! que sa taille est légère! Les vierges de la guenon couleur de feu ne m'ont point offert de charmes à comparer à ceux-ci.»
Source : Gutenberg

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