Denis Diderot,
Lettres à Sophie Volland. Tome 2
(1930)
“ Si vous pouviez joindre la décision d'Uranie à la vôtre, cela n'en seroit que mieux. Une fille de trente-deux à trente-trois ans, qui a de l'esprit, du courage, de l'expérience, de la santé, plutôt de la physionomie que de la beauté, une fortune honnête, ne veut point se marier, parce qu'elle connoît le malheur d'un mauvais mariage et toute la probabilité en se mariant d'être malheureuse ; mais elle veut absolument avoir un enfant, parce qu'elle sent qu'il est doux d'être mère et qu'elle présume assez d'elle pour faire une excellente éducation, surtout si elle avoit une fille à élever. ”
