Edouard Clavel, Le solitaire Mathon : histoire du XVIIIe siècle (1865)
“ Je suis le plus misérable des hommes qui soient sur la terre : je prie pour ceux qui me ressemblent. Vous avez donc commis quelque grand crime? Pourquoi êtes-vous venu ici? Comment le monde vous nomme-t-il? Mes crimes sont aussi nombreux que les cheveux de ma tête ; je n'ose les dire, mais Dieu me donne la grâce d'y penser souvent pour les pleurer, et c'est ce dernier motif qui m'a conduit dans cette solitude, devenue effrayante par les atrocités qui s'y sont commises. Le monde m'a appelé, dans un temps, Gargousse; mais j'étais, avant comme aujourd'hui, appelé Mathon. Gargousse ! ”
