Résumé

Essai d'une nouvelle solution… (1851)

Ce qui s'appelle la science médicale par rapport à l'individu se nomme politique ou médecine du corps social par rapport-à une nation. Quant aux procédés, ils sont les mêmes ; car la nature, toujours simple dans ses opérations, n'agit que par un très petit nombre de lois, qui paraissent même remonter toutes à un même principe ; en sorte qu'on pourrait définir la politique par ces mots : le maintien de l'ordre par une stimulation appropriée au degré d'incitabilité dont le corps social est susceptible.
Source : Gallica

Essai d'une nouvelle solution… (1851)

On ne peut nier en effet que le progrès de la civilisation n'ait été , sous certains rapports , profitable à l'espèce humaine. Ainsi, nous nous sommes débarrassés des bêtes féroces qui peuplaient les forêts vierges de la création ; nous avons fait des lois qui garantissent à chacun la tranquille possession de sa vie, de sa maison, de sa fortune. Enfin, nous avons multiplié nos jouissances par des découvertes en tous genres. Soit : je conviens qu'il y a progrès dans un sens, et je suis loin de regretter l'existence précaire de l'état sauvage, non plus que sa triste indépendance.
Source : Gallica

Essai d'une nouvelle solution… (1851)

Il ne s'agit donc pas d'invoquer un principe comme objet de vérité et de certitude, puisque Dieu n'a pas voulu qu'il y ait ici bas pour nous rien de vrai et de certain, mais seulement de partir d'un simple principe d'utilité, sans même chercher à en justifier la légalité, puisqu'il y aurait toujours moyen d'y opposer un côté défectueux.
Source : Gallica

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