“ Madame Gaudin Des lyres, mon enfant, des lyres !... M. de Valtravers surtout... quelle tendresse contenue dans son regard !... quand on l’a apporté, il m’a semblé voir la statue de la douceur sortant de l’onde amère ! Delphine L’onde amère !... à Bougival ! Madame Gaudin Qu’importé ? c’est pour la phrase !... et M. Ulric, le peintre... car je flotte entre ces deux enfants perdus de la poésie... quelle tête byronienne ! comme il est acre et amer !... il me fait peur et m’attire tout à la fois... comme l’abîme. Delphine Ah ! bien, moi, M. de Vertchoisi ne me fait pas peur, au contraire... ”
Eugène Labiche
Résumé
“Les Précieux”, est une œuvre de Eugène Labiche. Des thèmes tels que Dumouflard, Vertchoisi ou Madame Gaudin y sont abordés.
Citations de Les Précieux (Eugène Labiche)
“ Delphine Ce n’est pas ma faute... M. de Vertchoisi a toujours des choses si aimables à vous dire !... Hier, il m’a comparée à une goutte de rosée endormie au sein d’un pavot. Madame Gaudin Ah ! le sein d’un pavot !... cela flatte une femme... c’est comme ce fou de Valtravers qui, il y a trois jours, me comparait à une cavale... pétrie dans un rayon de soleil !... Modestement. Mais je ne l’ai pas cru... soyons fortes... ô ma nièce, et mettons un cadenas d’ivoire à la porte de nos rêveries ! Scène IV MADAME GAUDIN, DELPHINE, OLYMPEOlympe, entrant par la gauche, à part. Ah ! ”
“ Dumouflard, riant. Et le café... Ulric, à Vertchoisi. Et le café ! Valtravers J’accepte ! je casse ma lyre ! Dumouflard, Gaudin et Olympe Bravo ! Vertchoisi Monsieur, vous n’auriez pas deux places de reste ? Dumouflard Ah ! bah ! vous aussi ?... volontiers !... dans l’industrie, il y a place pour tous ceux qui travaillent... tandis que dans les arts, il n’y en a que pour ceux qui ont du talent... Olympe Et ils n’en ont pas ! Scène XVIII LES MÊMES, MADAME GAUDIN, DELPHINE, PUIS FULBERTMadame Gaudin Oui, mon enfant, tu l’épouseras !... que tu vas être heureuse ! ”
