Résumé

Portrait de Jules Renard Jules Renard Le Vigneron dans sa vigne

Je ne me sens pas ridicule, et je vous remercie du fond du cœur d’un homme content, bien content.
— Vous devriez nous relire quelques passages, dit Mme Willem.
— Non, dit Éloi ; le charme serait rompu.
Il ne tient plus à la terre. Il monte, aérien, ensoleillé, et aussi un peu mélancolique parce qu’il songe à la descente prochaine, à l’heure noire après l’heure inoubliable, et qu’un chef-d’œuvre appelle, exige un autre chef-d’œuvre et qu’on ne finit jamais.
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Mon Dieu ! mon Dieu ! murmure Nanette.
Elle tremble d’émotion sur place. Elle n’ose plus avancer. Jamais elle n’aura le courage de gagner son banc à l’église, au milieu des fidèles étonnés et prêts à sortir. Ils lui feraient honte. Monsieur le curé lui lancerait un de ces regards qu’elle connaît bien et qui donnent froid à l’âme. Elle aime mieux s’en retourner, et se cacher, et pleurer de dépit et de remords.
Ainsi, c’est irréparable : elle a manqué une fois la messe !
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Puis, pour sa récompense, le petit bohémien voulut pénétrer dans la bergerie. Il se croyait chez lui. Mais le berger lui ferma au nez le bas de la porte divisée en deux parties. Le petit bohémien posa à terre sa bouteille, se pendit à la porte basse, et regarda par-dessus. Ses yeux essayaient de percer l’ombre.
Il n’eut pas le temps de se fatiguer les poignets. Le berger, sa besogne terminée, ressortit, ferma cette fois la porte tout entière, le haut et le bas, au verrou, et s’en alla du côté de la soupe, avec son chien.
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