Gustave Richardet

Résumé

Gustave Richardet Quatre jours de prison sous la Commune (1876)

Cette ascension est le plus beau jour de ma vie, — en disant cela avec solennité, le brave négociant lyonnais ne se doutait guère qu'il parodiait l'honorable M. Joseph Prud'homme. — Et chaque fois que je verrai couler les flots du Rhône à Lyon, je songerai que j'ai vu leur berceau magnifique. Je suis heureux, tres-heureux d'avoir vu l'endroit où ces flots jaunâtres qui passent sous le pont de la Mulâtière, prennent leur naissance. Et, après un dernier coup d'œil, il remonta à cheval et nous redescendîmes.
La descente se fit plus gaîment que la montée.
Source : Gallica

Gustave Richardet Quatre jours de prison sous la Commune (1876)

Je n'entreprendai pas le récit de notre conversation, fort longue et fort peu intéressante. Je fis tous mes efforts pour arranger l'affaire à l'amiable, en tant que les intérêts de mon client le permettaient, sans que son honneur put souffrir le moindre soupçon. Mais en face de la résolution de M. Dupertuis, encore sous l'influence de l'irritation des nombreux coups d'épingle que son amour-propre
avait eu à subir, irritation sous laquelle on sentait bien poindre la jalousie et la rancune du rival, je ne pouvais trop insister, d'autant plus que Bouillardin avait été en quelque sorte frappé.
Source : Gallica

Gustave Richardet Quatre jours de prison sous la Commune (1876)

Puis ayant remis son calepin dans sa poche, il ajouta : — Après tout, cela n'a rien de bien extraordinaire ce spectacle, tout dépend des goûts ; moi je trouve que toutes ces montagnes dont le haut est blanc, tandis que le bas est vert ou bleu, resemblent furieusement à des pains de sucre.
Et tout fier de sa comparaison, il se mit a rire bruyamment, tandis que Bouillardin murmurait un crétin! qui faillit le compromettre, car je crus un instant que M. Briodet l'avait entendu.
Source : Gallica

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