Eugène Labiche et Marc-Michel

Résumé

Eugène Labiche et Marc-Michel LA STATION CHAMPBAUDET

Durozoir, saluant. Ah ! madame !
Tacarel, à part. Elle n’est pas difficile !
Madame Champbaudet. Quand on a le bonheur de rencontrer, sur le chemin de l’existence, un homme qui joint à l’élégance des manières les dons plus précieux encore du cœur, de l’esprit et de l’âme !...
Durozoir. Oh ! oh ! madame !
Tacarel, à part. Elle est myope !
Madame Champbaudet. Une femme serait bien folle de refuser de pareils avantages...
Tacarel. Ce serait bouder contre son cœur.
Madame Champbaudet. Aussi, j’ose le dire sans rougir... j’accepte, monsieur Durozoir, j’accepte !...
Durozoir. Oh ! madame !
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Eugène Labiche et Marc-Michel LA STATION CHAMPBAUDET

Caroline. Est-ce qu’il serait sourd ?
Letrinquier. Allons donc ! puisqu’il parle ! Peut-être un ustensile d’architecture.
Il souffle dans la trompette qui rend un son aigu.
Tous, effrayés. Ah !
Arsène, accourant du fond, côté droit, et se précipitant vers la fenêtre, à travers tout le monde. C’est lui !... (Criant.) Marchand de robinets ! marchand de robinets !
Tous. Hein ? qu’est-ce que c’est ?... qu’y a-t-il ?
Arsène, à lui-même, quittant la fenêtre. Personne !... En voilà un qui me fait trimer !
Letrinquier, à Arsène. Pourquoi ce cri dénaturé... au milieu d’un salon ?
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Eugène Labiche et Marc-Michel LA STATION CHAMPBAUDET

Garambois. C’est vrai ! nous ne nous connaissons pas !
Madame Champbaudet. Eh bien, alors...
Garambois, furieux. Oh ! Aglaé !... si je savais !
Il renverse une chaise.
Madame Champbaudet. Bien ! elle est cassée !
Garambois. Elles ne sont pas solides, vos chaises !... elles sont dures... et pas solides ! C’est de la camelote ! Mais, aujourd’hui, on veut du bon marché.
Madame Champbaudet. Ah çà ! monsieur, de quoi vous mêlez-vous ?
Garambois, brusquement. Madame, je ne vous parle pas... Chacun a ses affaires... Vous avez un architecte... moi, j’ai des inquiétudes !
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