Résumé

Examen impartial de l'Acte additionnel du 22 avril 1815… (1815)

Si interdire dans l'une ou l'autre chambre la lecture d'un discours écrit, a l'avantage d'empêcher les effets sur une assemblée d'un discours préparé, il a l'inconvénient grave d'attenter à la liberté des opinions, et celui plus grave encore de priver une assemblée des lumières d'un homme penseur et profond qui sait méditer dans le silence , mais qui n'aurait pas la facilité de la parole.
Source : Gallica

Examen impartial de l'Acte additionnel du 22 avril 1815… (1815)

Mais ne faire des deux chambres que des enregistreurs des lois , c'est les rendre les agens passifs de la volonté du prince.
Outre la proposition indéfinie de la loi dans la main du gouvernement, ne devient-il pas le législateur absolu par l'obligation où sont les deux chambres d'adopter cette même proposition y lorsque des amendemens soumis par elles seront rejetés? L'indépendance de leur volonté veut et exige qu'elles puissent rejeter la loi, comme l'Empereur peut rejeter les amendemens ; sans cela les chambres perdent leur pouvoir.
Source : Gallica

Examen impartial de l'Acte additionnel du 22 avril 1815… (1815)

Le président de la chambre des représentans est nommé par la chambre, à l'ouverture de la première session. Il reste en fonctions jusqu'au renouvellement de la chambre. Sa nomination est soumise à l'approbation de l'Empereur.
La nomination directe du président par la chambre est une amélioration aux anciennes Constitutions de l'Empire ; mais pourquoi cette nomination doit-elle être soumise à l'approbation de l'Empereur ? C'est tout à la fois consacrer un principe et le détruire.
Source : Gallica

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