Résumé

François Marie Le Laboureur émigrant, ou la Nation en péril (1869)

Oui mon fils je comprends qu'un homme qui ne possède tout à fait rien, et qui ne trouve pas du travail pendant l'hiver pour pouvoir vivre, puisse avoir l'idée de déserter son village pour aller chercher du travail dans les villes. Alors si cet homme part à la grâce de Dieu, s'il trouve du travail et qu'il conserve ses sentiments de religion et de bonnes mœurs, il peut vivre heureux, mais plus heureux encore, s'il a le bon esprit de retourner au printemps. Cette émigration est pardonnable, elle est même rationnelle.
Source : Gallica

François Marie Le Laboureur émigrant, ou la Nation en péril (1869)

Tonin, dit l'émigrant, naquit à Castellane, petite ville de la haute Provence; issu d'une ancienne famille agricole, il suivit de bas âge la profession de ses ancêtres, et c'est à l'âge de quinze ans qu'il se jeta corps et âme dans la pénible et glorieuse carrière de l'agriculture, après être resté deux ans à l'école de l'abbé Long, ou il apprit tout ce que ce prêtre savait, tant il était intelligent. En effet, la nature avait départi à Tonin ses plus grandes faveurs. Il joignait une intelligence supérieure à un physique parfait
Source : Gallica

François Marie Le Laboureur émigrant, ou la Nation en péril (1869)

Excepté la loi en Dieu, tout dans ce monde est moins que rien.
Le peuple qui avait toujours regardé Tonin depuis son départ comme un criminel, à cause de l'abandon qu'il avait fait de ses père et mère et de ses nombreux amis ; ce peuple qui comme toujours et partout, est enthousiaste et flatteur envers le succès et la fortune, et très souvent ingrat et insensensible envers le malheur, resta inexorable même jusqu'à sa sépulture, quoique Tonin fut mort en parfait chrétien.
Source : Gallica

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