Résumé

A. Geffroy Les Livres de raison de l’ancienne France

L’âge moderne du monde ne connaît plus le sol vierge des hauts sommets aux plantes extraordinaires et rares, mais il a de fécondes terres d’alluvion : la France est de toutes la plus riche. Ce qu’il y a de naturel et de sincère dans sa littérature, c’est qu’elle traduit un vaste développement s’inspirant en égale mesure d’mie vive liberté et d’une longue tradition de discipline intellectuelle et morale. Nulle part ne se voient mieux à découvert les vraies sources de la longue prospérité et de la grandeur de l’ancienne France.
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A. Geffroy Les Livres de raison de l’ancienne France

L’autorité paternelle n’est pas sacrifiée, d’abord parce que la loi ne conseille ou n’ordonne au père que ce qui doit être selon son cœur, c’est-à-dire l’accomplissement de chers devoirs au prix desquels il sera sûr d’avoir mérité de tous ses enfans une égale part de reconnaissant souvenir, et ensuite parce que la loi, non oublieuse des cas d’exception, lui permet, par la quotité disponible, de réserver à tel ou tel de ses enfans certains avantages. Le droit d’aînesse avec tout ce qui s’en rapproche paraît souverainement inique en droit et par conséquent très nuisible en fait.
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A. Geffroy Les Livres de raison de l’ancienne France

Le partage égal empêche, à la vérité, la formation de grandes propriétés qui puissent conférer à une classe quelque réelle puissance en face de l’état centralisé; mais par compensation elle empêche cette classe elle-même de menacer la liberté, et procure à chaque citoyen des ressources de bien-être et d’intelligence qui sont autant de digues contre les envahissemens de la puissance publique. Chaque père de famille est, dit-on, condamné à refaire de nouveau son édifice, sans profiter du travail accumulé de la famille : chacun s’épuise à cette toile de Pénélope.
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