Résumé

Louiquy Histoire de Castellanne (Basses-Alpes… (1836)

Lorsque nos bons
souverains établirent le fameux impôt de la gabelle, Castellanne et ses villageois, qui savaient déjà que le sel est le pain du pauvre, se soulevèrent prêts à s'armer, et les troupeaux continuèrent à aller boire sans trouble l'eau des moulins; ce fut la victoire des moutons.
L'ouvrage des Saliniens était celui d'un travail commun ; ils en firent le partage ; de là, la diversité des conditions, des familles, de là une société nouvelle : comme la vertu et le vice pouvaient également habiter avec eux, ils s'imposèrent un frein sévère, terrible, souvent barbare.
Source : Gallica

Louiquy Histoire de Castellanne (Basses-Alpes… (1836)

Des milliers sortent des flots de la Méditerranée, plus féroces que des tigres, se répandent dans la Provence, le cimeterre , le marteau, la flamme à la main, la rasent, l'inondent de sang et de pleurs. La ville de nos ancêtres éprouva le sort de ses voisines: elle périt: veuve d'un grand nombre de ses habitans morts pour sa défense, elle cacha ses tristes restes dans les bois et les rochers; le Verdon, rompantses digues abandonnées, déborda dans la plaine et consomma l'ouvrage de la barbarie.
Source : Gallica

Louiquy Histoire de Castellanne (Basses-Alpes… (1836)

Comme une nuance à ce tableau , l'œil enchanté découvre à peine, à l'extrémité, une galerie de gros arbres verneux, dont l'écorce épaisse et tendre reçoit un jour d'été, entre les rayons du soleil couchant, des soupirs, dessermens, des chiffres amoureux; lieu de solitude, de promenades , de rêveries classiques et romantiques : enfin la plaine des Listes est toute une nature riante de la haute Provence, dont chaque famille castellannoise a un lot.
La plaine de Notre-Darne, sa voisine, séparée d'elle par le chemin de Riez , est moins gracieuse, plus resserrée, mais plus fertile.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature