François-Michel Chabert

Résumé

François-Michel Chabert Confidences autobiographiques… (1867)

Chez moi, l'esprit a été jusqu'ici dupe du cœur. Une foi intelligente et raisonnée, un amour qui a dépouillé presque tous les sentiments personnels pour ne garder que ceux de charité et de bienveillance, remplissent toujours mon âme. La religion nous enseigne d'abord à supporter courageusement les épreuves de la vie, à nous diriger selon les lois de la raison et de la conscience. Oui, en vérité, c'est la religion seule qui apprend à l'homme le secret de la vie, et ce secret, c'est le malheur.
Source : Gallica

François-Michel Chabert Confidences autobiographiques… (1867)

Il importe peu à l'honnête homme, vraiment indépendant, qu'un interdit prétendu religieux fasse le vide autour de lui. Avec le progrès et la raison, la tolérance, l'humanité suppléeront les voisins qui se dissimulent, les amis qui n'existent plus, les parents qui s'excusent, ceux enfin dont la mission devrait être de faire cortége et de rendre cordialement les derniers devoirs à leurs frères honorables, mais entachés, aux yeux des égoïstes, des ingrats et des méchants, d'un grossier matérialisme, parce qu'ils ont eu l'esprit qui vivifie et la raison qui empêche de croire à l'impossible.
Source : Gallica

François-Michel Chabert Confidences autobiographiques… (1867)

Paroles adorables tombées des lèvres inspirées qui dictèrent au monde ses plus sérieux devoirs. Elles finiront, mais après combien de perturbations sociales, politiques et religieuses, par trouver écho dans toutes les parties de l'Univers. Depuis dix-huit siècles, ne résument-elles pas la vraie religion qui, en effet, repose sur les deux vertus fondamentales de l'humanité: l'adoration de Dieu et l'amour du prochain. Ce précepte d'amour, qui résume tous les autres préceptes, explique aussi le culte épuré des esprits d'élite. Or, on ne dispute
jamais sur la vertu parce qu'elle vient de Dieu
Source : Gallica

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