Georges Spitzmüller

Résumé

Georges Spitzmüller À la rescousse (1918)

C'est le lieutenant Hulin qui commande à présent l'escadron.
Les dragons sont calmes et tristes. La mort de leur capitaine les a affectés. Il est tombé, frappé d'une balle en plein cœur, à la tête d'une poignée d'hommes qui défendaient avec lui la courbe de Fommeroye.
Là eut lieu un terrible corps à corps, au milieu des balles.
Le Boche n'est pas allé plus loin. Mais le combat continuait, sauvage.
Des cuirassiers à pied sont venus relever les dragons qui se sont repliés, emportant le corps de leur capitaine.
Et maintenant, ils attendent l'ennemi. On dit qu'il approche.
Source : Gallica

Georges Spitzmüller À la rescousse (1918)

Des douze divisions britanniques engagées là, deux avaient fléchi sous l'attaque à la fois sournoise et brutale. Un repli général était ordonné sur des positions postérieures. Mais la liaison se maintenait, et c'était là l'essentiel. Des contre-attaques étaient lancées sur les points particulièrement menacés. Mais elles arrivaient difficilement à contenir une ruée continuellement alimentée par un afflux inouï d'hommes et de matériel.
Les boches sentaient le point faible. Ils y concentraient leurs efforts.
Source : Gallica

Georges Spitzmüller À la rescousse (1918)

Le boche met tous ses moyens d'artillerie en œuvre.
Les aviateurs ont vu le bleu-horizon remplacer le kaki sur un front d'une dizaine de kilomètres, de Tergnier au bois de Genlis.
C'est le couloir vers Noyon qui est barré par ce nouvel obstacle, par cette digue de poitrines françaises.
Jugez de la fureur du Boche et de ses von Gayl, von Quaif, von Arnim, von Below et von Hutierl Aussi, son artillerie fait-elle rage, à grand renfort d'obus toxiques. Nos poilus mettent leurs masques et laissent passer.
Source : Gallica

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