Guillaume Lallement

Résumé

Guillaume Lallement Le Petit roman d'une grande histoire… (1814)

Grâce à mon pouvoir magique, je visitai tour à tour les princes et les sujets, l'honnête homme et le courtisan, le conquérant et l'ami de l'humanité , le prêtre et le philosophe, l'homme d'Etat et l'intrigant, l'orateur et le bavard , enfin le crime et la vertu , l'esprit et la sottise. Le trône et l'église, la cour et la ville , le palais et la chaumière, la richesse et la misère semblèrent à mon aspect abjurer le bon sens
Source : Gallica

Guillaume Lallement Le Petit roman d'une grande histoire… (1814)

La liberté de la presse est un droit dont l'existence ne peut être révoquée en doute. Les gouvernemens sages l'accordent : les tyrans la refusent ; elle n'est pour eux qu'un auxiliaire utile dans de grandes circonstances. Par exemple, leur autorité illégitime s'établit : ils déclarent la liberté de la presse, et aussitôt des écrits de tout genre naissent en foule, et partout se colportent.
Source : Gallica

Guillaume Lallement Le Petit roman d'une grande histoire… (1814)

Vous croyez peut-être que pendant cette grande époque de folie je laissai mon peuple ne briller que du singulier éclat que je lui prêtais vous vous trompez. Je permis que des hommes d'état profonds, des guerriers illustres, des orateurs éloquens, des publicistes célèbres se fissent remarquer, à la condition expresse qu'ils auraient quelques vertus, beaucoup d'esprit, de grands talens , mais peu de sens commun ; sinon je me serais fâchée , et je les eusse frappés d'une folie perpétuelle : quelques-uns ont mérité ma colère ; ils vivent encore ; mais ils seront fous toute leur vie.
Source : Gallica

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