Gustave Richelot

Résumé

Gustave Richelot La femme-médecin (1875)

C'est manquer de pudeur, pour une jeune fille, d'aborder sans sourciller les études anatomiques ; ce n'est pas avoir de la pudeur, c'est manquer d'intelligence et de raison, pour une femme malade ou en couches, de s'exposer à devenir infirme ou à mourir, plutôt que de recevoir les soins d'un homme.
Je ne m'arrêterai pas aux moqueries qu'Elisabeth Nihell lançait à l'adresse des maris. Ce n'est pas une argumentation sérieuse et de bon aloi. Le médecin, dans l'exercice de son art, s'absorbe tout entier dans l'accomplissement d'un grave devoir ; le salut de la malade domine
toutes ses pensées.
Source : Gallica

Gustave Richelot La femme-médecin (1875)

L'étude et la pratique de la médecine exigent des qualités viriles. Pour être médecin, il faut avoir une intelligence ouverte et prompte, une instruction solide et variée, un caractère sérieux et ferme, un grand sans-froid, un mélange de bonté et d'énergie, un empire complet sur toutes ses sensations, une vigueur morale et, au besoin, la force musculaire. Est-ce que ces qualités et ces aptitudes, sauf de très-rares exceptions, peuvent se trouver réunies chez la femme?
Source : Gallica

Gustave Richelot La femme-médecin (1875)

On ne verrait pas la femme, depuis la naissance du monde, se relever de plus en plus de la condition infime où sa faiblesse physique l'avait fait tomber dans les temps primitifs et grossiers, et devenir, de plus en plus, à mesure des progrès de la civilisation, non plus l'esclave, la propriété, la sujette, mais bien l'amie, la compagne, en un mot, l'égale de l'homme dans la société.
Source : Gallica

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