Gustave Richelot, La femme-médecin (1875)
“ C'est manquer de pudeur, pour une jeune fille, d'aborder sans sourciller les études anatomiques ; ce n'est pas avoir de la pudeur, c'est manquer d'intelligence et de raison, pour une femme malade ou en couches, de s'exposer à devenir infirme ou à mourir, plutôt que de recevoir les soins d'un homme. Je ne m'arrêterai pas aux moqueries qu'Elisabeth Nihell lançait à l'adresse des maris. Ce n'est pas une argumentation sérieuse et de bon aloi. Le médecin, dans l'exercice de son art, s'absorbe tout entier dans l'accomplissement d'un grave devoir ; le salut de la malade domine toutes ses pensées. ”
