Guy de Bremond d'Ars

Résumé

Guy de Bremond d'Ars Les Temps prochain, la guerre, la femme… (1892)

Est-il des heures du temps où les coeurs abritent moins d'intérêt et plus d'amour véritable en leurs suprêmes replis ? Je crois pour ma part, et sincèrement, même au progrès moral ; mais je conçois bien qu'on en puisse douter parfois, et ne me chargerais point volontiers d'en écrire l'histoire. Nous avons tant de peine à juger l'âme de nos contemporains eux-mêmes à travers toutes ses variétés, tant de peine
à juger l'âme d'un seul homme à travers toutes ses contradictions ! Notre opinion sur eux ou sur lui ne change-t-elle pas avec notre clairvoyance avec notre âge ?
Source : Gallica

Guy de Bremond d'Ars Les Temps prochain, la guerre, la femme… (1892)

Le sentiment qui vous a traversé tout à l'heure est cependant de ceux qui font l'honneur de l'humanité : vous ne songiez pas à tuer, mais à donner votre vie pour une cause désintéressée ; dans cet instant, vous avez connu la partie humaine de la guerre sans entrer dans les colères de la brute. — Est-il dans les choses de la paix, demande-t-on, quoi que ce soit d'assez puissant pour remplacer la sainte émotion du drapeau de guerre?
Source : Gallica

Guy de Bremond d'Ars Les Temps prochain, la guerre, la femme… (1892)

Puis, le Christ est venu, de qui la mission fut d'enseigner clairement ce que devait valoir la créature humaine au regard de l'homme, ce qu'elle valait au regard de Dieu. Puis, des siècles ont passé, siècles de lutte de l'esprit évangélique contre la dureté des instincts d'origine animale et païenne : née de la rencontre de l'idéal de l'Église avec l'idéal du barbare, la coutume chevaleresque ornait de grâce les misères de la guerre, fleurissait les coups d'épée, adoucissait les féroces courages, proposait un vague idéal de justice aux oeuvres de la force brutale.
Source : Gallica

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