C. Franc

Résumé

C. Franc Un proscrit de Décembre (1871)

Sous les ordres d'un empereur aussi incapable dans l'art de la guerre que rusé en politique, le commandant Delord sut conserver son indépendance vis-à-vis du pouvoir issu du coup d'Etat et, sans sacrifier une seule idée, il put servir la France, pour laquelle il donna sa vie.
Non, je ne vous plaindrai pas, jeune héros, d'être tombé au champ d'honneur et de n'avoir pas été témoin des honteuses défaites infligées à la présomption d'un homme incapable et à un peuple trop confiant. Que d'autres, dignes d'un meilleur sort, n'ont pas eu le bonheur de mourir en un jour de victoire!
Source : Gallica

C. Franc Un proscrit de Décembre (1871)

Mais si vous aimez la République, oh ! soyez bon républicain , soyez dévoué à votre patrie , élevez vos enfants dans son amour ; l'égoïsme envahit toutes les classes ; profitons de l'expérience et apprenons le dévouement à l'école de nos malheurs. Soyons unis dans un même sentiment : l'amour de la France , et que notre conduite politique soit toujours française !
Je vous quitte, cher lecteur ; je n'ai pas voulu faire une biographie, encore moins un panégyrique. Je n'ai eu qu'un but ; vous dire la vérité sur un homme de bien que l'on avait calomnié auprès de vous.
Source : Gallica

C. Franc Un proscrit de Décembre (1871)

Comme nous ne pouvons pas nier les malheurs de la France, nous en accusons la République, alors qu'elle n'a pu encore administrer librement ; nous ne remarquons pas qu'elle ne nous est donnée que lorsque la France est épuisée, et quand les plus grands sacrifices sont nécessaires pour sauver la patrie. Nous ne savons pas assez discerner entre la forme républicaine et la révolution avec ses conséquences les plus redoutables. Liberté et licence sont pour beaucoup d'entre nous à peu près synonymes. Cependant la République n'est pas la Révolution, elle en est l'ennemie
Source : Gallica

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