Henri Dillon, Mémoire sur l'esclavage colonial… (1814)
“ C'est une vérité qu'on ne peut sentir quaprès avoir long-temps habité dans les Colonies. C'est que l'esclavage doit être le calcul du philantrope, qui rêve le bonheur de l'humanité. Le gouvernement qui ferait aux noirs le funeste présent de la liberté ne serait pas plus sage et plus humain que celui qui armerait une société d'enfans d'instrumens meurtriers et leur dirait de se gouverner comme ils l'entendraient. Depuis le temps que les Colonies sont exploitées par des noirs , ils auraient dû prendre les moeurs des blancs avec lesquels ils vivent. ”
