Henri-François Lambert d’Herbigny

Résumé

Henri-François Lambert d’Herbigny Mémoires sur le gouvernement de Lyon

Le peu qu’il y a de terres à bled dans tous ces cantons l’a fait qu’à Lyon dans les villages le long du Rhône, même à St-Etienne, on n’y subsiste que des bleds de Bourgogne, de Bresse, de la Dombe et du Dauphiné.
Toute la plaine de Foretz est cultivée. Cependant elle est mêlée de bonnes et mauvaises terres ; et de celles-cy, c’est-à-dire de terres légères et sabloneuses, il y en a plus que des autres. Ce qu’on en peut dire est que le pays fournit des bleds suffisamment pour la nourriture des habitans mais qu’il n’y en a pas de reste pour en faire commerce.
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Henri-François Lambert d’Herbigny Mémoires sur le gouvernement de Lyon

C’est à cette grande quantité de chanvres, qu’on fait rouir dans les petites rivières et les étangs, qu’on attribue les fièbvres qui règnent presque tous les ans dans la plaine, depuis la fin de juillet jusqu’à la my-septembre, au point que les gens les plus accoutumés à l’air du pays tombent souvent malades dans ce temps-là.
Vers Roanne ce ne sont pas des grandes montagnes. Il y a des cotteaux qui portent de très bons vins, d’autant meilleurs pour les gens du pays qu’ils se transportent à à Paris par la Loire.
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Néantmoins la montagne de Tarare joignant le Beaujollois, et celles d’Izeron et de Riverie du côté du Foretz sont très rudes ; celle de Pila, commune au Lyonnois et au Foretz, est fort haute et fort sauvage.
Le Mont d’Or au nord et presqu’aux portes de lyon est un corps de montagnes séparées de toutes les autres ; il est occupé par cinq ou six gros villages, tout les territoire en est assez heureusement cultivé, et on remarque que les hommes y sont d’une taille et d’une tournure plus avantageuse qu’ailleurs.
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