Jean Petithuguenin, La belle défense du château de Grivesnes (1918)
“ Il n'y avait pas que moi qui avais été pincé par les Boches : d'autres prisonniers français étaient encore enfermés dans les caves d'où ils n'avaient pas réussi comme moi à s'échapper. On les fait sortir; ils reprennent leurs fusils, ils se joignent à nous. Avant de pousser jusqu'au château, nous avons dû rester une minute à l'abri dans les dernières maisons, car les autos-mitrailleusos arrivaient en faisant un feu d'enfer pour balayer la rue. Nous nous tenions a l'angle des fenêtres, en nous abritant de notre mieux et en canardant les Boches que nous voyions déguerpir. ”
