Résumé

Jean Petithuguenin La belle défense du château de Grivesnes (1918)

Il n'y avait pas que moi qui avais été pincé par les Boches : d'autres prisonniers français étaient encore enfermés dans les caves d'où ils n'avaient pas réussi comme moi à s'échapper. On les fait sortir; ils reprennent leurs fusils, ils se joignent à nous.
Avant de pousser jusqu'au château, nous avons dû rester une minute à l'abri dans les dernières maisons, car les autos-mitrailleusos arrivaient en faisant un feu d'enfer pour balayer la rue. Nous nous tenions a l'angle des fenêtres, en nous abritant de notre mieux et en canardant les Boches que nous voyions déguerpir.
Source : Gallica

Jean Petithuguenin La belle défense du château de Grivesnes (1918)

Toi, un homme, tu n'es rien du tout : tu n'as qu'à te piquer avec la pointe de ton couteau pour faire jaillir le sang, tu n'es qu'une boule de chair, la moindre des choses suffit pour t'écraser; eh bien, malgré que les Boches t'envoient des tonnes de ferraille sur la cafetière, tu réussis trois fois sur quatre à sortir de là sans une égratignure. Ça ne vous épate pas vous autres?
Le colon avait pris ses dispositions pour résister à l'attaque. Il nous avait fait creuser des tranchées à la lisière du parc du côté de l'ennemi, c'est-à-dire face à Malpart et à Aubvillers.
Source : Gallica

Jean Petithuguenin La belle défense du château de Grivesnes (1918)

Je me demandais si nous viendrions jamais à bout de ces soldats de la garde qui résistaient pied à pied, quand j'entends des cris du côté du château. La fusillade reprend de plus belle. On se bat dans le parc et dans les champs, vers Malpart et Auhvillers.
C'est l'infanterie divisionnaire qui charge. Le général avait envoyé des renforts du Plessier. Il était temps, car nous n'étions pas de force à tenir si les Boches s'étaient avisés de contre-attaquer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature