Joseph Marmette,
Le tomahahk et L’épée
“ Bienville redouble de vigueur tandis que balles et boulets pleuvent autour de lui. Quelques brasses énergiques l’amènent enfin près du pavillon qui tient encore au tronçon du mât coupé par le boulet de Maricourt. Appuyant alors ses deux mains sur ce dernier débris, et sortant hors de l’eau son buste qui ruisselle : — Vive la Nouvelle-France ! crie Bienville aux Anglais de toute la force de ses poumons. Et trois fois ce cri de victoire s’en va déchirer l’oreille de l’amiral qui rugit sur son banc de quart. — Feu partout sur ces démons ! s’écrie Phips d’une voix étranglée par la rage. ”
