Joseph-Michel de La Codre de Beaudreuil

Résumé

Joseph-Michel de La Codre de Beaudreuil L'opinion publique et les gouvernements (1869)

« c'est l'amour de la république ; c'est un sentiment et non une suite de connaissances ; le dernier homme de l'État peut avoir ce sentiment comme le premier. L'amour de la patrie mène à la bonté des moeurs, et la bonté des moeurs mène à l'amour de la patrie. »
Je vois, dans cette vertu ainsi décrite, deux éléments que l'analyse peut séparer, et qui réunis forment un mobile vraiment humain : l'intérêt bien entendu, et l'amour de la dignité morale.
Source : Gallica

Joseph-Michel de La Codre de Beaudreuil L'opinion publique et les gouvernements (1869)

La croyance en un seul Créateur implique la fraternité des hommes, et cette fraternité ordonne la charité. Placez à côté de ces églises qui lancent des anathèmes les unes contre les autres, une religion offrant, d'une part, l'avantage de ne comporter aucune obscurité, et, d'autre part, expliquant avec netteté, avec force, et sans admettre d'exceptions, que la charité, la justice, la bienveillance envers tous, sont les véritables marques de la piété, l'expression la plus évidente du sentiment de gratitude que nous devons au Créateur, le signe qui nous distingue des êtres sensitifs
Source : Gallica

Joseph-Michel de La Codre de Beaudreuil L'opinion publique et les gouvernements (1869)

Une religion est un élan de l'âme, une inspiration, une révélation, qui met l'homme en communication avec Dieu ; le lien qu'elle fait naître s'établit, se consolide par la prière, et surtout par la prière en commun, accompagnée d'un ensemble de cérémonies, de formes, de rites, qui constituent un culte; or, dans tout ce que vous venez d'exprimer, je vois une louable pensée philosophique, un ensemble de déductions fournies par l'observation, l'expérience, la logique, mais point de prières, point de culte.
Source : Gallica

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