José Moselli,
La Fin d’Illa
(1925)
“ J’arrivai enfin au sommet de la pyramide, dans le retrait de Rair. L’infâme avait le visage rouge. Ses yeux étaient striés de sang. Assis devant un clavier placé au fond d’un coffre-fort ouvert, il tournait des commutateurs, poussait ou attirait à lui des manettes. — Que faites-vous ? lui demandai-je brutalement. Il se retourna et me lança un regard de fauve. — J’écrase tous ces misérables, ces gueux, ces brutes ! Si Illa doit périr, je veux au moins le voir de mes yeux et que ce soit de ma main, plutôt que de celle de ces Nouriens maudits ! — Que vous avez provoqués ! grondai-je. ”

