Léon Brothier

Résumé

Léon Brothier Causeries sur la mécanique (1864)

Nous sommes arrivés à parler de l'inertie pour expliquer comment il se faisait que, malgré la tendance qu'ont les corps à persévérer dans leur état de mouvement ou de repos, une boule roulant sur la terre est ralentie à chaque instant par l'inertie des obstacles qu'elle rencontre sur sa route et qui finit par l'arrêter. La force d'inertie cependant n'est pas la seule qui ralentisse ou détruise le mouvement. Il est détruit également ou ralenti, lorsque deux ou plusieurs forces quelconques tendent à lui donner, les unes une, certaine direction, les autres une direction différente.
Source : Gallica

Léon Brothier Causeries sur la mécanique (1864)

Généralement on se persuade que la pesanteur est une propriété des corps, une force qui est en eux, quelque chose qui leur est propre, comme leur forme ou comme leur texture. Cela cependant n'est pas vrai : leur pesanteur a sa source, non en eux, mais dans la Terre. L'homme qui porte un fardeau et qui dit que ce fardeau le fatigue, s'exprime mal : ce qui le fatigue, c'est la Terre qui attire à elle ce fardeau.
Si la pesanteur était une propriété des corps, tant que les corps ne changeraient ni de volume
ni de densité, elle serait invariable.
Source : Gallica

Léon Brothier Causeries sur la mécanique (1864)

Vous avez pu voir quelquefois les danseurs de corde se servir d'un balancier, c'est-à-dire d'une longue perche dont les deux bouts sont chargés d'une boule plus ou moins pesante. Ils s'en servent pour faire varier à chaque instant, non pas précisément la position de leur propre centre de gravité, mais la position de celui qui serait le leur si le balancier était une partie de leur corps, ce qu'au point de vue de la mécanique, il est en réalité, tant qu'ils le tiennent à la main.
Source : Gallica

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