Résumé

Jules Leroux Aux ouvriers typographes. De la Nécessité de fonder une association ayant pour but de rendre les ouvriers propriétaires des instruments de travail… (1833)

Il ne s'agit point, comme le donnerait à penser la circulaire, d'une augmentation dans nos salaires tellement insignifiante, qu'elle dépende entièrement d'un caprice frivole de nos maîtres, d'un caprice prêt à céder au moindre effort de notre part. Cette augmentation, messieurs, soulève des questions d'un haut intérêt ; elle touche à l'organisation de l'industrie ; elle touche à l'émancipation des ouvriers ; elle porte en elle l'association et la coopération plus ou moins active de chacun de nous dans les affaires publiques.
Source : Gallica

Jules Leroux Aux ouvriers typographes. De la Nécessité de fonder une association ayant pour but de rendre les ouvriers propriétaires des instruments de travail… (1833)

Les machines , dans tous les états, enlèvent une partie du travail, cela est incontestable : les mécaniques privent d'ouvrage nos compagnons les imprimeurs ; les clichés et les stéréotypes réduisent d'une quantité notable notre travail.
Or, les machines ont leur raison d'existence, vous ne pouvez le nier. Nous acceptons le droit de propriété, seulement nous voulons l'étendre jusqu'à notre salaire. Nous acceptons la liberté et l'indépendance des riches , seulement nous voulons encore étendre cette liberté et cette indépendance jusque sur la vie de chacun de nous.
Source : Gallica

Jules Leroux Aux ouvriers typographes. De la Nécessité de fonder une association ayant pour but de rendre les ouvriers propriétaires des instruments de travail… (1833)

Les mécaniques, les clichés , les stéréotypes, la formation d'apprentis ne nous sont nuisibles que parce que tout cela est propriété des maîtres , parce que tout cela s'interpose entre eux et nous.
Notre industrie n'est pas à nous, nous n'avons aucun droit à ses résultats : on nous remplace par des instrumens inertes , ou l'on abuse de notre nombre.
Faisons donc en sorte que notre industrie soit à nous , que nous seuls puissions en disposer selon notre bon vouloir.
Ainsi que les classes qui nous ont précédés dans la voie d'affranchissement et de bien-être , formons une vaste association.
Source : Gallica

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