Résumé

L. Dikoff Procuration irrévocable, par L. Dikoff… (1932)

On peut en général objecter que l'idée de l'intérêt n'est pas inhérente à l'idée de représentation ; cette idée se trouve dans un autre rapport juridique. S'il est vrai que parfois, le pouvoir du représentant et le rapport fondamental forment une entité empirique, il ne s'ensuit pas moins que ce sont deux faits juridiques de nature différente. A défaut d'un texte formel de la loi ou d'un pacte spécial des parties, on ne peut affirmer qu'un élément extérieur puisse créer l'impossibilité logique de donner une forme déterminée à une institution.
Source : Gallica

L. Dikoff Procuration irrévocable, par L. Dikoff… (1932)

Et c'est cette ressemblance toute extérieure, entre le représentant muni d'une procuration irrévocable de vendre un certain objet et de se payer sur le prix, et le créancier gagiste qui nous trompe. Une telle erreur peut être évitée si on ne perd pas de vue le fait que dans le premier cas le représentant peut disposer de la chose qu'en tant que celle-ci est propriété du représenté, alors que dans l'autre cas le créancier gagiste, fort de sa bonne foi, acquiert sur celle-ci des droits indépendants de la personne qui a fondé le droit réel de gage.
Source : Gallica

L. Dikoff Procuration irrévocable, par L. Dikoff… (1932)

Aucun de ces deux phénomènes ne peut prétendre constituer le centre de la notion de procuration. L'irrévocabilité et la révocation comme nous l'avons vu, sont des qualités intrinsèques de l'acte d'autorisation. L'élément central de notre conception est que le pouvoir du représentant concurrence celui du représenté. Ce qui ne permet jamais que le pouvoir de disposition du représentant se hausse au degré d'un droit de domination juridique, droit qui aboutirait à la suppression de tout pouvoir concurrent par suite du pouvoir exclusif du représentant qui aurait priorité sur celui du représenté.
Source : Gallica

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