Résumé

Le Droit de réunion, à propos du projet de loi (1868)

A nos yeux, le rôle du Corps Législatif n'acquiert toute son efficacité, toute sa puissance, que par l'exercice du droit de réunion et les conséquences qui en découlent.
L'Assemblée issue du Suffrage Universel, si elle veut conserver le prestige de son origine, doit rester en communication intime avec le pays. Il lui faut des moyens sûrs et rapides de se retremper à sa source dans les moments critiques; la Presse ne suffit pas à toutes les manifestations de l'opinion; la Presse a pour supplément indispensable et légitime le droit de réunion.
Source : Gallica

Le Droit de réunion, à propos du projet de loi (1868)

Ainsi entendu, le droit de réunion, restreint à la période électorale et laissant, avant le scrutin, cinq jours à la pression administrative, nous paraît insuffisant, illusoire.
C'est une nécessité, un devoir pour le Gouvernement et le Corps législatif, de chercher, à tout moment, lumière et appui dans le Suffrage Universel ; rien n'approche plus des manifestations souveraines de ce suffrage que les voeux émis par les réunions populaires.
Source : Gallica

Le Droit de réunion, à propos du projet de loi (1868)

Le méconnaître, ce serait mettre en question le Suffrage Universel lui-même, base de notre Constitution.
Le peuple confie à des mandataires, pour un laps de temps déterminé, le soin et le devoir de contrôler, d'éclairer le Gouvernement, de voter le budget, de faire la loi. Ces mandataires se trouvent investis d'une part de la souveraineté nationale, et sont tenus de l'exercer aux conditions ordinairement formulées dans les circulaires qui précèdent l'élection.
Source : Gallica

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