Résumé

Le salut national et la vie à bon marché… (1872)

Travailleurs éclairés de toute condition, qui voyez percer l'avenir de l'Humanité Triomphante à travers la tempête, mettez-vous à l'oeuvre sans retard. Si vous perdez une heure, une heure irréparable, ce beau ciel d'espérance se ferme pour vous, et le gouffre d'une civilisation morte, entièrement morte à la conscience du droit, de la justice et de la morale de l'humanité s'entr'ouvre pour vous engloutir dans les eaux impures de la décomposition sociale.
La planche de salut vous est tendue.
Si vous ne la saisissez vite, vous coulez à fond dans le puits de l'abîme.
Source : Gallica

Le salut national et la vie à bon marché… (1872)

Comme le Sabre, le Capital détruit les Sociétés en les servant, et les dévore après les avoir enfantées.
C'est en narrateur impartial que nous parlons du régime despotique de la finance, dont nous reconnaissons la fatale nécessité, comme effet inévitable de la perte du sens moral et des vertus de l'humanité. L'homme ne s'arrête qu'à ce qu'il mérite d'avoir. Le despotisme du capital vous convient, nous n'avons pas à critiquer votre choix, mais nous n'en voulons pas, pour nous, dans ces conditions absolues.
Source : Gallica

Le salut national et la vie à bon marché… (1872)

Plus les milliards de la spéculation tournoient dans l'abîme de leur circulation fictive, plus l'ordre social, établi sur leur principe désorganisateur, marche vite à la ruine privée et publique et à sa propre destruction.
Le pouvoir financier est un feu qui dévore : la civilisation actuelle du monde est le combustible qui alimente ce feu.
L'homme de la finance est comme l'homme du sabre. La fortune du spéculateur enrichi est comme la gloire du conquérant, acquise sur les champs de bataille, dans la destruction, le pillage, la ruine et le sang.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature