Résumé

Leurs Majestés les roi... telets de 1889… (1889)

Les hommes les plus ignorants, les plus incapables, souvent même les plus tarés, se drapent dans une dignité qu'ils s'imaginent avoir ; puis, gonflés par l'orgueil, comme la grenouille de la Fable, ils s'écrient, avec une unanimité grotesque : « L'Etat, c'est moi. »
Autrefois, comme c'est encore actuellement parmi les peuples que la Révolution n'a pas encore asservis, c'était par la vertu, par le génie, par le mérite, par les actions d'éclat, par les services rendus au pays, que les hommes s'élevaient dans la nation.
Source : Gallica

Leurs Majestés les roi... telets de 1889… (1889)

Pendant ces cent dernières années, la France a-t-elle marché vers le progrès, ou vers la décadence ? Autrement dit, 1789 a-t-il inauguré, pour elle, une ère de prospérité, ou une ère d'adversité ?
Il y a cent ans, nous avions encore la Monarchie chrétienne, quoique déjà bien ébranlée ; à présent, nous avons la République athée, qui ne l'est pas moins.
Il y a cent ans, on avait encore le Roi ; aujourd'hui, il n'y en a plus, ou plutôt il y en a des millions, autant que de citoyens.
Source : Gallica

Leurs Majestés les roi... telets de 1889… (1889)

Aujourd'hui, il y a encore des cas, où l'on est contraint de rendre hommage à la vertu, où le vrai mérite s'impose. Mais hélas ! ce n'est plus la règle, c'est l'exception.
On s'élève par le servilisme, en rampant devant les puissants du jour qui vous hissent : ou même, ce qui est plus simple, on se construit son propre piédestal, on se boutique sa propre apothéose.
D'où il résulte que, dans la société, tout ce qui mériterait d'être en haut est en bas, et tout ce qui devrait être en bas est en haut.
Source : Gallica

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