Louis-Napoléon Blangis

Résumé

Louis-Napoléon Blangis Le Prisonnier de la tour de Gisors… (1872)

Pauvre prisonnier! Ton cachot se creuse d'un abîme sans fond. Cette fois, malheur à toi ! Tu n'as plus rien à espérer. Ton étoile pâlit affreusement.
Faut-il te le dire? Eh bien! Ne compte plus sur cette main amie qui travaillait si généreusement à ta délivrance, en te faisant signe d'espérer; car cette douce main que, dans les fêtes de la chevalerie, tu as pu presser ardemment sur tes
lèvres, est aujourd'hui froide et glacée.
Ecoute les échos de la tour, ils te répéteront la triste nouvelle : Marie de Bourgogne n'est plus !
Wolfhang est frappé de cette nouvelle comme de la foudre.
Source : Gallica

Louis-Napoléon Blangis Le Prisonnier de la tour de Gisors… (1872)

Adieu donc, bon, beau et brave chevalier dont les loisirs un peu longs ont légué à nos loisirs un peu curieux d'intéressants hiéroglyphes qui te font revivre après quatre cents ans. Ton nom vivra parmi nous, car tu es vraiment celui qu'une détention injustement prolongée a rendu populaire auprès de nos bons aïeux; celui dont le temps n'a pu déraciner la mémoire dans les belles vallées du Vexin normand ; celui enfin que la tradition locale persiste, non sans motifs, à appeler le beau Prisonnier de Gisors.
Source : Gallica

Louis-Napoléon Blangis Le Prisonnier de la tour de Gisors… (1872)

Seul, isolé, sans espoir, et comme abandonné du monde entier, Wolfhang se laisse aller à un désespoir profond.. .. autant vaut la mort.
Arrête! pauvre victime d'un caprice de tyran! Non, tu n'es pas abandonné ; tu ne l'as jamais été. Ouvre ton coeur à l'espérance, car c'est Marie de Bourgogne elle-même qui négocie en ta faveur ; c'est elle qui, dès le début de ta captivité, n'a cessé de poursuivre l'oeuvre de ta délivrance.
Source : Gallica

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