Résumé

Louis Rallet Étude phytogéographique de la Brenne… (1936)

C'est là sans doute l'association la plus importante de la végétation naturelle de la Brenne. Certes le défrichement a supprimé d'immenses étendues de lande. Il en reste cependant encore d'importantes surfaces répandues un peu partout, comme au Nord des étangs du groupe des Grandes-Fourdines, à l'Est des Etanchats, etc. La lande, formation si caractéristique de la région atlantique, se retrouve encore dans les sous-bois clairs, elle envahit les champs cultivés quand on les laisse en friche, et nul doute que si toute culture cessait la plus grande partie de la Brenne se recouvrirait de lande.
Source : Gallica

Louis Rallet Étude phytogéographique de la Brenne… (1936)

Le préfet Dalphonse, dans son rapport publié en l'an XII, fait de la Brenne un tableau lamentable qui est devenu classique : Aucune plantation d'arbres, aucune eau courante, le sol couvert d'étangs dégage des miasmes empoisonnés, les hommes sont malades (paludisme) et les enfants sont frappés dès le sein de leur mère. Les animaux eux-mêmes sont rabougris et l'herbe qui pousse sur ce sol maudit est une herbe aigre. Nous ne reproduisons pas les termes, mais l'esprit y est - et tous les auteurs qui ont parlé de la Brenne à la suite de Dalphonse l'ont fait dans les mêmes termes.
Source : Gallica

Louis Rallet Étude phytogéographique de la Brenne… (1936)

La crise actuelle qui obligera sans doute à abandonner la culture des terres ingrates va-t-elle accélérer le mouvement, et la lande de Brenne provisoirement vaincue par l'homme ne va-t-elle pas reconquérir le terrain perdu ?
Tel est le rôle de l'homme dans les transformations de la flore de la Brenne. On ne peut guère lui en assigner d'autre : les voies de communication ne sont pas si importantes, le trafic de la ligne du Blanc à Argent n'est pas tel qu'ils puissent favoriser la dispersion de plantes étrangères.
Source : Gallica

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