Louis Reybaud,
Le Capitaine Martin; ou, les Trois croisières
“ Paul Kerval était beau, jeune, brave; il tenait aux meilleures familles de la ville. On le disait loyal, modeste et rangé. Tous ces avantages tentèrent Gertrude; elle s'aperçut de la passion naissante des jeunes gens et n'osa pas imposer sur-le-champ une rupture. Paul avait soin de se trouver partout où il espérait rencontrer Catherine, sur la promenade, à l'église, dans les salons des amis communs. En l'absence de son mari, la pauvre mère ne savait quel parti prendre; et lorsque Martin fut de retour, la crainte d'un reproche arrêta longtemps cet aveu près de s'échapper. ”
