Résumé

Jean Duvoisin Le dernier des corsaires, ou La vie d'Étienne Pellot Montvieux… (1856)

Dès lors, la vie de Pellot coule heureuse et tranquille comme le ruisseau de sa prairie. Tout entier aux plaisirs des champs et aux joies de la famille, levé avec le jour, rentrant quand l'ombre de la nuit s'allonge dans la vallée, l'ardent corsaire, qui n'a nulle part sur son corps un endroit où l'on puisse poser la main sans couvrir une cicatrice, change complètement de physionomie, est l'homme le plus accort, le plus inoffensif du monde. Sa main, si longtemps armée du poignard, ne sait plus que caresser les enfants.
Source : Gallica

Jean Duvoisin Le dernier des corsaires, ou La vie d'Étienne Pellot Montvieux… (1856)

Pellot avait emprunté cette méthode aux Levantins : à la manière de ces forbans consommés et contre l'usage des Européens, il abandonnait
le premier son bord pour passer à celui de l'ennemi ; son exemple, ses cris, ses coups rendaient l'attaque impétueuse, irrésistible. Lorsque, dans ses campagnes, il manœuvrait - par suite de quelque indice sur la marche de l'ennemi, il ne confiait son secret ni à son équipage, ni même à ses officiers. « Le secret, disait-il, est l'âme du succès, l'homme meurt dès que son âme le quitte, et le succès expire dès que le secret s'envole. »
Source : Gallica

Jean Duvoisin Le dernier des corsaires, ou La vie d'Étienne Pellot Montvieux… (1856)

Pellot resta fidèle au programme de cette vie ; sa gloire en souffrit, mais le particulier n'y perdit rien ; au contraire, Pellot réalisa à son profit le beau idéal du bonheur de l'homme sur la terre et il en jouit longtemps. En sorte que si on se prend à regretter qu'il n'ait pas voulu se sacrifier aux fastes de l'histoire nationale, du même coup on est forcé d'avouer qu'il eût été dommage qu'un homme, si parfaitement doué pour goûter les biens heureux de la médiocrité, se fût immolé à de vaines fumées de gloire.
Source : Gallica

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