Résumé

Lucius Cuspidius Rabelais légiste : testament de Cuspidius et contrat de vente de Culita (1887)

« Si c'est une fraude, dit-il, je veux dire si Rabelais est l'auteur de la pièce, c'est une fraude bien savante. » D'après lui, le style du Testament est de la meilleure époque, et la formule témoigne des plus profondes connaissances juridiques, car il n'y est rien omis. Tout ce qui pouvait éveiller le soupçon chez Du Radier, c'est l'indication d'un consulat inconnu. Il pense que Rabelais est bien le premier éditeur des pièces et émet cette opinion que le Corctrat de vente a bien pu passer dans
le cabinet d'Alciat d'où il a été tiréplus tard.
Source : Gallica

Lucius Cuspidius Rabelais légiste : testament de Cuspidius et contrat de vente de Culita (1887)

Enfin, il semble que Pomponius Lætus, après tant de traces de son invention, ait voulu signer son œuvre et écarter toute idée de supercherie, en appelant de son nom le fils de Cuspidius : « Vixisses, Læte, mi fili, » et en parlant ailleurs de ses deux filles, sous des noms supposés.
Je pourrais soulever d'autres objections qui ne s'accordent guère avec l'idée qu'on se fait d'un testateur aussi prévoyant.
Je ne connais pas de texte antérieur à celui que je donne d'après Rabelais : il n'en existe pas dans
ce qui nous reste de P. Loetus.
Source : Gallica

Lucius Cuspidius Rabelais légiste : testament de Cuspidius et contrat de vente de Culita (1887)

Il n'y a pas d'homme qui n'ait marqué d'une chute ses efforts pour dérober le feu du ciel.
Rabelais lui-même, dont l'érudition est si sûre et si meublée la mémoire, a eu son jour de défaillance. En donnant pour vrais le Testament de L. Cuspidius et le Contrat de vente de P. Culita, il a mis en circulation deux actes faux autour des-
quels ses historiens et ses commentateurs ont pour ainsi dire organisé le silence, comme si la gloire de Rabelais devait en être tachée !
Source : Gallica

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