Résumé

Miscellanées politiques, philosophiques… (1851)

Personne ne rougit aujourd'hui d'être ou de se dire d'un parti quelconque, si méchant qu'il soit. Il y en a même beaucoup qui s'en vantent, sans se rendre bien compte du rôle de dupe ou de bateleur qu'ils y jouent quelquefois, sans s'en douter. C'est ce qui produit cette immense cacophonie que nous remarquons partout dans les relations et le langage de la société actuelle. Les esprits les plus sages s'y aheurtent à chaque pas, et l'on ne vit jamais tant de discordances qu'au milieu de tant de progrès prétendus.
Source : Gallica

Miscellanées politiques, philosophiques… (1851)

L'usurpation n'engendre que l'usurpation. C'est toujours le contraire du droit, bien loin de le fonder; tant qu'il existe un successeur incontestable de ce droit, hors de là il n'y a plus que des prétentions fatales à la morale et aux peuples dans les familles princières, iniques dans toutes les conditions. On peut les soutenir à tort et à travers, si l'on n'a ni patriotisme, ni équité, ni le coeur droit, ni une bonne judiciaire
Source : Gallica

Miscellanées politiques, philosophiques… (1851)

Elle aura un jour son exécution ; car tenez pour certain que l'absurde empire de la presse périra, soit par les nécessités de la maxime « Salus populi suprema lex esto, » soit sous le despotisme expéditif de l'anarchie elle-même, qui le supporterait encore moins. Qui ne voit que la dictature révolutionnaire renversera du premier coup, ainsi qu'elle l'a toujours fait, la liberté de la presse, avec une facilité inconnue aux pouvoirs réguliers, quelle que soit leur forme ? Qui ne sent que ce faux principe n'est un obstacle et un danger que pour l'ordre ?
Source : Gallica

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