Résumé

O. Piquant Haïti. La vérité sur la retraite de Dessaines… (1890)

Souvent je disais aux généraux Dardignac et Nerrette : Qu'est-ce que ces hommes-là savent de nos conflits politiques ? Pourquoi le général Légitime persiste-t-il à nous les envoyer, à nous expédier tous ces gens condamnés pour vol, des hommes qui, à de rares exceptions, ne pensent qu'à la destruction des biens d'autrui, crime que vous êtes impuissants à les empêcher de commettre, malgré votre extrême sévérité ? Il paraît que l'on cherche à répandre un mauvais vernis sur le 2e corps d'armée.
Source : Gallica

O. Piquant Haïti. La vérité sur la retraite de Dessaines… (1890)

Si le général Légitime, qui n'a jamais entendu un coup de mousquet au champ de combat, loin de rouler voiture et de donner fête sur fête à la capitale, tandis que d'autres crevaient de faim et exposaient leur poitrine aux projectiles de l'ennemi, savait, à l'instar de Salnave, visiter ses différents centres d'opérations, il saurait que mon armée, ne pouvant pas se nourrir, placée qu'elle était à proximité de Saint-Michel, alors même qu'elle aurait des minutions suffisantes, irait tomber d'inanition dans la plaine de l'Artibonite
Source : Gallica

O. Piquant Haïti. La vérité sur la retraite de Dessaines… (1890)

C'est la moindre des choses puisque, prévoyant sûrement un sauve qui peut qui coûtera bien cher à la cause de l'unité nationale, d'autres s'enrichissent à la capitale, tandis que moi, confiant toujours dans l'avenir, je défendais avec courage et désintéressement «la population de Port-au-Prince contre l'orage des gens du Nord », dans les hauteurs de l'Arcahaïe, à la Grande-Saline, dans les plaines de l'Artibonite et dans la ville de Dessalines.
Source : Gallica

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