Résumé

Observations sur le gouvernement de l'Algérie… (1870)

Et cependant vous avez pu commettre cette faute en Algérie, sans avoir sur les bras des révoltes incessantes : c'est que ce peuple, habitué à l'oppression, n'est pas, comme nous, gâté, si l'on peut employer ce mot, par une longue jouissance de la liberté civile. Enseignez-lui, avec le respect de la propriété, l'indépendance et les fières vertus qu'elle engendre. Il sera moins facile de l'opprimer : il sera plus riche et plus ombrageux.
Source : Gallica

Observations sur le gouvernement de l'Algérie… (1870)

Est-ce à dire qu'il faut renoncer à introduire l'élément européen en Algérie? A Dieu ne plaise! comme chefs d'industrie et de culture, comme intermédiaires du commerce avec le monde, les Européens auront dans cette société la large place qui leur convient le mieux. Ils ont les capitaux, la science, les relations faites, et ils n'auraient pas tout avantage à exploiter, en le servant, ce pays devenu plus fécond en productions de toute sorte !
Mais, pour que les deux populations se pénètrent, il faut des conditions qui n'existent pas aujourd'hui.
Source : Gallica

Observations sur le gouvernement de l'Algérie… (1870)

Oui, vraiment, il faut que les Arabes des plaines apprennent à mieux cultiver et la sécurité de la propriété est la première condition pour le faire. C'est celle qui leur a manqué depuis trois siècles de domination turque ; mais cette bonne culture, il faut la chercher comme un bien national, comme un enrichissement du pays, comme un avantage pour tous par conséquent. Retarder son avènement en la faisant acheter, c'est une faute grave !
Source : Gallica

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