Résumé

P. Godet Dictionnaire de théologie catholique

En 1854, il blâme, sans oser se déclarer, la promulgation du dogme de l’immaculée conception, qu’il tient pour inconnu de l’antiquité chrétienne ; et l’on colportera, pendant le concile de 1870 à Rome, le mot dont Marie Gœrres, en cette occasion, l’aurait souffleté : « Vous mourrez dans la peau d’un hérétique. » En 1857, Dœllinger revient de son voyage d’Italie, la vanité blessée, l’esprit et le cœur aigris, et la claire prévision qu’il rapporte de la ruine prochaine du pouvoir temporel des papes, n’est pas pour le troubler ni l’aflliger.
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P. Godet Dictionnaire de théologie catholique

Pour défendre contre l’erreur d’Apollinaire l’intégrité de la nature humaine du Verbe et replacer sur sa hase le dogme de la rédemption, les Pères en appelèrent à l’envi au grand principe traditionnel : Quod non est assumptum, non est sanatum. Parmi eux on remarque saint Athanase, saint Grégoire de Nazianza, saint Grégoire de Nysse, saint Épiphane, Diodore de Tarse, Théodore de Mopsueste et Théodoret. Dès 362, un concile d’Alexandrie condamna le novateur, en déclarant que le Verbe n’a pas pris un corps inanimé, un corps privé de sentiment ou de raison.
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Dœllinger, « ses derrières assurés, » fera contre le Saint-Siège et le concile du Vatican le serment d’Annibal ; il y sera, hélas ! lidèle jusqu’à son dernier soupir.
Durant les préliminaires du concile, on le voit en appeler sans cesse à l’opinion publique comme à la puissance suprême de ce monde, et réussir à créer partout, dans les divers cabinets européens, dans les universités, dans le clergé de l’Allemagne, un courant d’opinion contre le dogme de l’infaillibilité, qu’il ne manque pas, soit artilice de polémique, soit peut-être ignorance, de travestir.
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