Résumé

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet L'Infaillibilité du pape et le "Syllabus"… (1904)

Le pape a écrit. Le pape a parlé. L'impression qui doit, à ce moment, s'emparer de l'esprit d'un catholique, est une impression de profond respect et un désir de filiale obéissance. Je ne me range pas, en effet, à l'opinion de ces théologiens, d'ailleurs très autorisés, suivant lesquels l'évêque de Rome, dès qu'il ne définit pas ex cathedra, n'est plus qu'un docteur privé. Raisonner de la sorte, c'est diminuer beaucoup plus qu'il
ne convient le rôle du souverain pontife, c'est trancher le lien qui unit les fils au père, les disciples au docteur par excellence.
Source : Gallica

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet L'Infaillibilité du pape et le "Syllabus"… (1904)

A cette objection, si elle m'est faite, je réponds que Philippe le Bel lui-même n'a pu songer à faire ouvrir le procès d'hérésie contre Boniface VIII que parce qu'il savait, comme tous ses contemporains, le pape vulnérable par cette arme. Le cas d'hérésie, c'est, dans l'opinion unanime de l'Église, le talon d'Achille de la papauté. Philippe le Bel en lutte contre Boniface VIII accuse le pape d'hérésie. Louis de Bavière, en lutte contre Jean XXII, accuse le pape d'hérésie (1) (accusation distincte de celle dont j'ai parlé plus haut) .
Source : Gallica

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet L'Infaillibilité du pape et le "Syllabus"… (1904)

Concluons donc et tenons pour indubitable que l'assentiment de l'Église, envisagé seulement et pour un moment, — bien qu'il soit au fond beaucoup plus, envisagé comme marque extrinsèque de l'infaillibilité, n'est pas une vaine superfluité. C'est un signe d'une si grande utilité, d'une si grande importance, que, suivant toute vraisemblance, les papes futurs voudront comme Pie IX s'assurer à l'avance de son existence. Il est permis de penser que le même esprit de sagesse et de prudence les inspirera.
Source : Gallica

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