Résumé

Philibert Damiron Un Chapitre de Locke et de Leibnitz sur l'enthousiasme… (1855)

De la fureur plus que de la force, de l'emportement plus que de l'élan ; il a son dieu, mais quel dieu ? Le dieu de l'erreur et du mensonge.
Dans l'enthousiasme , c'est Dieu, Dieu en vérité et en esprit, qui est en nous par sa pure et vive impression; dans le fanatisme, ce n'est plus Dieu, c'est son apparence matérielle, c'est le temple, c'est la pierre L'enthousiasme s'attache et se donne à Dieu; le fanatisme à son ombre, à son fantôme. C'est de Dieu que l'un est possédé; c'est d'un mauvais génie que l'est l'autre.
Source : Gallica

Philibert Damiron Un Chapitre de Locke et de Leibnitz sur l'enthousiasme… (1855)

On peut dire que, par suite, il est aussi un grand amour; la grandeur, en effet, passe de l'esprit dans le coeur, de la pensée dans la passion, et se fait voie dans toute l'âme. Or, un grand amour est celui qui, en rapport avec les choses vraiment aimables, avec celle surtout qui l'est infiniment, avec Dieu, le souverain bien, s'y attache d'une affection si puissante et si pure, qu'il devient, en se sanctifiant, une sorte de religion. Comment un tel sentiment pourrait-il manquer à l'enthousiasme?
Source : Gallica

Philibert Damiron Un Chapitre de Locke et de Leibnitz sur l'enthousiasme… (1855)

Ne donnez pas l'homme à l'homme comme suprême objet dé religion et de culte, si vous voulez exciter en lui ce noble et saint mouvement de l'âme. Où il faut Dieu, ne mettez pas l'homme; mettez Dieu, le vrai Dieu, celui-là seul qui possède et peut seul communiquer l'esprit de vie, de sagesse, d'amour et de vertu.
Le vrai Dieu, qui n'est ni l'infini fait comme le néant, ni l'infini fait comme le fini, mais qui est l'infini dans sa vérité, sa beauté et sa sainteté, l'infini dans sa pureté et sa forcé à la fois : voilà quel est précisément l'objet de l'enthousiasme.
Source : Gallica

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