Résumé

Portrait de Philippe Busoni Philippe Busoni Chefs-d’œuvre poétiques des dames françaises

Et l’amour maternel s’enrichit dans mon cœur
D’un amour malheureux éteint par la douleur.
La vie à chaque instant me devenait plus chère,
En songeant qu’à ma fille elle était nécessaire...
Et ce dernier objet de mes plus tendres vœux,
La Mort vint le frapper sur mon sein malheureux !
Dans mes bras, sans pitié, saisissant sa victime,
L’inhumaine me laisse et referme l’abîme.
Je n’aperçois plus rien, rien qu’un désert affreux.
Il n’est plus pour mon cœur, il n’est plus pour mes yeux,
D’aurore, de printemps, de fleurs, ni de verdure
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Portrait de Philippe Busoni Philippe Busoni Chefs-d’œuvre poétiques des dames françaises

Où brilloient les glaçons, on voit naistre les roses :
Quel dieu chasse l’horreur qui régnoit dans ces lieux ?
Quel dieu les embellit ? Le plus petit des dieux
Fait seul tant de métamorphoses ;
Il fournit au printemps tout ce qu’il a d’appas :
Si l’Amour ne s’en mesloit pas,
On verroit périr toutes choses.
Il est l’ame de l’univers ;
Comme il triomphe des hivers
Qui désolent nos champs par une rude guerre,
D’un cœur indifférent il bannit les froideurs.
L’indifférence est pour les cœurs
Ce que l’hiver est pour la terre.
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Portrait de Philippe Busoni Philippe Busoni Chefs-d’œuvre poétiques des dames françaises

A tiré du néant l’univers qui l’adore ;
Quand, au frais du matin, né des pleurs de l’aurore,
Le concert des oiseaux retentit dans les bois,
Une nymphe est l’écho qui répond à leur voix ;
L’Océan est un dieu, la terre une déesse.
L’Europe abandonna ces erreurs de la Grèce ;
Mais les arts qu’elle y prit triomphent dans nos mains ;
Sous un ciel tempéré, propre aux faibles humains.
Dans cette fière Europe, où l’amour de la guerre
Arme vingt rois jaloux de conquérir la terre,
L’Italie est l’empire où j’ai reçu le jour :
On m’y nomma Colomb.
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