Philippe Busoni,
Chefs-d’œuvre poétiques des dames françaises
“ Et l’amour maternel s’enrichit dans mon cœur D’un amour malheureux éteint par la douleur. La vie à chaque instant me devenait plus chère, En songeant qu’à ma fille elle était nécessaire... Et ce dernier objet de mes plus tendres vœux, La Mort vint le frapper sur mon sein malheureux ! Dans mes bras, sans pitié, saisissant sa victime, L’inhumaine me laisse et referme l’abîme. Je n’aperçois plus rien, rien qu’un désert affreux. Il n’est plus pour mon cœur, il n’est plus pour mes yeux, D’aurore, de printemps, de fleurs, ni de verdure ”
