Résumé

Philippe et Henri, dialogue politique

Lorsque quelques besoins urgents se font sentir, et que l'on peut, sans compromettre une partie notable de sa fortune, souvent même en faisant une opération qui nous sera avantageuse, aider le gouvernement à satisfaire ces besoins, suffit-il de fermer froidement sa bourse, suffit-il de dire : J'ai payé tous mes impôts? Lorsque l'on est appelé par ses talents, par ses goûts, même par son intérêt personnel à remplir une fonction qui peut être utile à l'état, suffit-il de dire : Je ne veux pas l'accepter; que le gouvernement cherche et trouve qui voudra et qui pourra la remplir ?
Source : Gallica

Philippe et Henri, dialogue politique

Si le gouvernement avait une force physique suffisante pour exécuter seul et par lui-même tout ce qu'il faut, qu'il fasse pour accomplir tous ses devoirs, les citoyens devraient jouir paisiblement des bénéfices qui en seraient le résultat et n'auraient aucuns devoirs à remplir à l'égard du gouvernement; mais comme cela est contraire à la nature des choses, comme cela est physiquement et moralement impossible, il faut bien que les citoyens concourent à former la force dont le gouvernement a besoin, et voilà ce qui constitue, voilà ce qui établit les devoirs des citoyens envers le gouvernement.
Source : Gallica

Philippe et Henri, dialogue politique

La force seule fait tout et dans le monde physique et dans le monde moral. C'est par la force de la raison que l'on persuade les bons, qu'on les avertit, qu'on les éclaire, qu'on les conduit? c'est par la force du corps, c'est par la force matérielle que l'on contient les méchants, qu'on les repousse, qu'on les prive de leur liberté, quelquefois même de la vie, lorsque cela devient nécessaire pour la conservation de la vie, de la liberté, de la fortune des citoyens, en un mot, pour la conservation de l'ordre social.
Source : Gallica

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