Simon-Pierre Mérard de Saint-Just, La Matinée libertine ou les Momens bien employés (1787)
“ La Comtesse avec vivacité. Point du tout. Petite ingrate ! où prenez-vous, s’il vous plaît, qu’il y ait tant de cochonnerie à se baiser là bien amoureusement ? Cécile. Mais enfin, Madame... c’est par cet endroit qu’on soulage l’un des plus vils besoins de la nature. La Comtesse avec un peu d’humeur. Nature ! vils besoins ! Sot jargon de Province que tout cela ! La bouche, ce charme par excellence, le siége & l’instrument du baiser, soulage aussi des besoins qui ne sont pas les plus nobles de la nature. La bouche est le goufre où s’engloutissent pêle-mêle de purs & d’immondes alimens. ”
