Jacques Rochette de La Morlière

Résumé

Jacques Rochette de La Morlière,  Les Lauriers ecclésiastiques

“ Pour moi, dans la liberté que me procuroit un commerce qui dura quelques mois, je découvris tant de qualités adorables dans le cœur & dans l’esprit d’Honorine, que mon amour parvint à un excès capable de produire les plus grandes extrémités. Je sentois que je ne pouvois vivre sans la posséder ; je voyois des obstacles terribles, impossibles même à lever ; je concevois qu’avec un bien si considérable, & tant de vertus dignes de l’adoration de l’Univers entier, il n’étoit pas possible que tous les partis les plus distingués ne s’offrissent à l’envi. ”
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Jacques Rochette de La Morlière,  Les Lauriers ecclésiastiques

“ Ma seule ressource fut donc la solitude & les rêveries, jusques à ce qu’il plût à mon Oncle de me rappeller au Paradis terrestre dont il m’avoit chassé : je me croyois assurément bien à l’abri des avantures dans un lieu si reculé, lorsque le sort qui me préparoit de nouvelles scénes, m’en suscita une qui servit à me prouver clairement que l’ordre des événemens de notre vie, est une chose contre laquelle toutes les régles de la prudence humaine viennent toujours échouer. ”
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Jacques Rochette de La Morlière,  Les Lauriers ecclésiastiques

“ Vous jugez bien comme je lui obéissois ; la vertu du petit colet agissoit trop furieusement sur moi ; je ne me rapelle pas l’avoir jamais ressentie avec plus de force ; elle m’ôtoit jusques à l’usage de la parole ; il ne m’étoit plus possible de faire autre chose que de la baiser & de la serrer avec fureur, je promenois mes mains ardentes sur une gorge d’une blancheur, d’un embonpoint & d’une élasticité parfaite, j’y imprimois des baisers dévorans, mon ame prête à s’envoler sembloit vouloir se joindre à la sienne. Mes mains... mains fortunées ! que ne touchâtes vous point ! ”
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